Il y a 60 ans, l’amarrage Gemini 8-Agena qui a failli tourner au drame
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NASA
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Succédant aux vols Mercury (dont les objectifs étaient en 1961-1963 d’envoyer dans l’espace les premiers hommes, d’étudier les effets de la micropesanteur sur le corps humain, de valider le système de récupération du vaisseau), les vols Gemini préparent en 1965-1966 les astronautes aux vols de longue durée (avec des sorties extravéhiculaires ou EVA), permettent de tester des équipements en conditions réelles et d’effectuer des manœuvres orbitales indispensables pour réussir le débarquement lunaire prévu dans le programme Apollo qui doit suivre.
D’une masse de 3,5 tonnes et ayant la forme d’un cône d’une longueur de 5,8 m pour un diamètre maximal de 3 m, la capsule Gemini doit emporter un équipage de deux astronautes (d’où son nom) pour une durée de plusieurs jours, simulant (pour certains vols) une future mission lunaire Apollo. Le vaisseau est composé de deux parties : un module de service et un module de rentrée dans lequel se trouvent les astronautes. Quant au lanceur, la Nasa fait appel au missile balistique intercontinental Titan II, le seul qui est alors capable de placer une charge de plus de 3 tonnes sur une orbite basse.
Au moment où s’apprête à partir Gemini 8, cinq vols ont déjà été entrepris : Gemini 3 (Virgil Grissom, John Young) le 23 mars 1965, Gemini 4 (James McDivitt, Edward White) les 3-7 juin 1965, Gemini 5 (Gordon Cooper, Pete Conrad) les 21-29 août 1965, Gemini 6 (Walter Shirra, Thomas Stafford) les 15-16 décembre 1965, et Gemini 7 (Frank Borman, Jim Lovell) les 4-18 décembre 1965. Tous ces vols ont permis de valider le vaisseau et le réseau de suivi terrestre, de réaliser diverses manœuvres orbitales et d’effectuer la première EVA (3 juin 1965).