Orbite géostationnaire : le défi des petits satellites pour la défense
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AAE, R. Léal
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AAE, R. Léal
L’orbite géostationnaire (GEO) est l’empire des gros satellites. Mais, avec l’essor des petites plateformes satellites de quelques dizaines ou centaines de kilos (smallsat) est devenue abordable. Certains acteurs y voient une opportunité de nouveaux marchés dans le GEO, en particulier pour la défense. C’est là qu’intervient Yoda, future mission française de démonstration de l’usage d’un smallsat pour défendre des satellites stratégiques, voire attaquer un satellite ennemi.
La « géodisation » des smallsats reste un défi pour les constructeurs. En France, ce défi est incarné par la mission Yoda (Yeux en orbite pour un démonstrateur agile), dirigée par le Cnes et la DGA, avec comme maître d’ouvrage le constructeur toulousain Hemeria. Pesant quelques dizaines de kilos, les deux satellites doivent permettre aux opérateurs du Commandement de l’espace de l’armée de l’Air et de l’Espace d'apprendre à réaliser des actions dans l’espace en GEO (manœuvres de proximité, inspection, etc.). Mais Yoda est aussi un test pour Hemeria et sa nouvelle plateforme satellite.