Les maux possibles de l’astronaute rapatrié de l’ISS
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Bill Ingalls / NASA
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L’équipage de la mission Crew 11 (les Américains Zena Cardman et Mike Fincke, le Japonais Kimiya Yui et le Russe Oleg Platonov) s’était installé le 2 août 2025 à bord de la Station spatiale internationale. Le 7 janvier dernier, un mois avant le retour prévu sur Terre, Kimiya Yui a contacté d’urgence le centre de contrôle de mission de la Nasa à Houston, au Texas, pour réclamer une consultation médicale avec un médecin de l'air. Les choses sont ensuite allées assez vite : annulation de la sortie extravéhiculaire programmée le lendemain et retour prématuré sur Terre le 15 janvier. Secret médical oblige, le nom du membre d’équipage souffrant n’a pas été communiqué, tandis qu’aucun des quatre astronautes extraits du vaisseau Crew Dragon « Endeavour » n’a laissé apparaître un quelconque malaise…
Le 25 février, Mike Fincke (qui a eu 59 ans le 14 mars) a souhaité révéler qu’il a été à l’origine du rapatriement d’urgence. Dans un communiqué de presse de la Nasa, il précise : « j'ai eu un problème médical qui a nécessité l'intervention immédiate de mes formidables coéquipiers. Grâce à leur réactivité et aux conseils des médecins de vol de la Nasa, mon état s'est rapidement stabilisé. Après une évaluation plus approfondie, la Nasa a déterminé que la solution la plus sûre était un retour anticipé pour l'équipage de Crew 11. Il ne s'agissait pas d'une urgence, mais d'un plan soigneusement élaboré pour pouvoir bénéficier de l'imagerie médicale avancée indisponible à bord de la station. Le 15 janvier, nous avons amerri au large de San Diego après une mission extraordinaire de cinq mois et demi. Je suis profondément reconnaissant envers mes compagnons de l'Expédition 74 […] ainsi qu'envers toute l'équipe de la Nasa, SpaceX et les professionnels de santé du Scripps Memorial Hospital La Jolla, près de San Diego. Leur professionnalisme et leur dévouement ont permis une issue favorable. Je me porte très bien et je poursuis ma rééducation post-vol habituelle (…) à Houston. Les vols spatiaux sont un privilège incroyable, et ils nous rappellent parfois à quel point nous sommes humains. »