Bilan des lancements spatiaux d'avril 2026
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Dès le troisième vol, le New Glenn réutilise un premier étage…
Blue Origin
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Dès le troisième vol, le New Glenn réutilise un premier étage…
Blue Origin
À lire également
L'événement majeur du mois dernier – et peut-être de l’année – a incontestablement été le lancement tant attendu de la mission Artemis 2 de la Nasa, par le lanceur lourd SLS (Space Launch System). Plaçant le vaisseau Orion « Integrity » sur une trajectoire de libre retour passant derrière la Lune, ce vol n°2 du lanceur géant construit sous la responsabilité de Boeing a marqué une nouvelle étape décisive du retour des Américains sur la Lune. SpaceX a poursuivi son travail de sape industriel. L'opérateur californien (qui avait aligné 13 lancements du Falcon 9 en janvier) a signé douze nouveaux succès : onze avec le Falcon 9 et un avec le Falcon Heavy (que l’on n’avait pas vu à l’œuvre depuis dix-huit mois), le tout avec seulement deux premiers étages neufs et un seul non récupéré (volontairement). Toujours au cœur du modèle économique de SpaceX, le déploiement de la constellation Starlink s’est poursuivi avec neuf nouveaux lots en un mois (n°375 à 383), représentant 231 satellites supplémentaires. L’opérateur californien a d’autre part expédié vers la Station spatiale internationale le cargo Cygnus NG 24 de Northrop Grumman, placé sur orbite moyenne le satellite de navigation GPS III-10, et placé sur orbite de transfert géostationnaire le satellite de télécommunications massif ViaSat 3 F3. À noter qu’à l’occasion du lancement Starlink du 19 avril, l’entreprise d’Elon Musk a réussi sa 600e récupération d’étage depuis décembre 2015. Au 30 avril, SpaceX a déjà réussi 53 missions orbitales depuis le début de l’année (fin avril 2025, le score était de 50 succès). De quoi faire oublier les autres succès américains du mois passé : l’envoi d’un lot de satellites de la constellation Amazon Leo d’Amazon sur l’Atlas 5 d’United Launch Alliance (qui embarquait pour l’occasion sa plus lourde charge utile), un vol militaire du Minotaur 4 de Northrop Grumman, et la 79e mission orbitale du minilanceur Electron de Rocket Lab.