Derniers instants sur Terre pour Thomas Pesquet et ses équipiers
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L'une des cérémonies les plus folkloriques qui précèdent un lancement habité depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) s'est déroulée hier mercredi 16 novembre vers 13h, heure locale (7h, heure de Paris) : la bénédiction du lanceur érigé sur son pas de tir par un prêtre orthodoxe. Le rituel a duré une vingtaine de minutes, malgré les -15 degrès qui régnaient, le pope aspergeant au passage et de bon cœur les équipes du cosmodrome et les invités présents, journalistes compris. L'équipage du Soyouz MS-03 aura le droit lui aussi à une louchée d'eau bénite ce soir, avant de s'installer au sommet du lanceur -qu'il n'a toujours pas vu, superstition oblige. Cette bénédiction, auquel nul ne peut échapper, quelle que soit sa confession ou même s'il n'est pas croyant, ne remonte pas au premier vol de Youri Gagarine, en 1961. Elle a été introduite après la disparition de l'Union soviétique, entre le premier vol de Claudie Haigneré (en 1996) et le second vol de son époux (en 1999).