Le Soyouz MS-03 érigé sur son pas de tir
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Le « roll out » du lanceur Sémiorka surmonté de la capsule MS-03 a débuté ce lundi, peu avant 7 heures, heure locale (2 heures à Paris). Malgré la pleine Lune, la nuit était alors totalement noire et la température avoisinait les -10°C. A peine ouverte la lourde porte du hall d'intégration MIK 112 (qui servit notamment à la navette Bourane en 1988), la locomotive tractant le lanceur (en position horizontale, les vingt tuyères rouge vers l'avant) et son système de levage s'est mise en marche, sous les flashes incessants d'une foule dense de journalistes, d'invités ou de membres de groupes de voyages organisés (dont des collègues de Thomas Pesquet, pilotes à Air France), retenus à bonne distance des rails par un cordon de militaires russes. Le convoi, qui entamait alors un parcours d'une demi-douzaine de kilomètres, a pu être suivi sur quelques centaines de mètres, parcourus au pas (4 à 5 km/h), jusqu'à ce chacun doive retourner vers les bus pour rejoindre un passage à niveau, distant de quelques kilomètres. Là, dans le soleil levant, l'arrivée du convoi a été guettée durant une petite heure, toujours sous étroite surveillance -les rares pièces de monnaies qui avaient été déposées sur les rails, comme cela a pu se faire durant de nombreuses années, ont notamment été balayées du pied, lors d'une inspection minutieuse effectuée après la fermeture de la barrière.