ExoMars : tout est nominal à bord
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ExoMars vient de passer avec succès sa revue de vérification de toutes les fonctionnalités.
ESA
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ExoMars vient de passer avec succès sa revue de vérification de toutes les fonctionnalités.
ESA
Le 14 mars, avec un peu plus de trois mois de retard (suite à l'échec au lancement d'une Proton le 16 mai 2015), la sonde européenne ExoMars avait été lancée depuis Baïkonour (Kazakhstan) à l'aide d'un nouveau Proton-M/Briz-M de l’agence spatiale russe Roskomos. Direction : Mars.
La sonde, la plus imposante jamais envoyée vers la planète rouge (d'une masse de 4,3 tonnes au décollage, elle est 400 kg plus lourde que Curiosity ou 800 kg plus lourde que les Viking 1 et 2), est composée de deux modules distincts : un orbiteur TGO (Trace Gaz Orbiter), destiné à analyser les gaz de l’atmosphère martienne, et un démonstrateur EDM (Entry, Descent and Landing Demonstrator Module) de 600 kg, baptisé Schiaparelli, qui testera un nouvel atterrissage sur la surface de Mars pour l'Europe, près de treize ans après la tentative infructueuse de la sonde Beagle 2 en décembre 2003. Développée par l’Agence spatiale européenne en collaboration avec l’agence Roskomos, ExoMars a été construite sous la maîtrise d'œuvre industrielle de Thales Alenia Space dans ses usines de Cannes (pour l'orbiteur TGO) et de Turin (pour le démonstrateur EDM). Les deux boucliers thermiques de l'EDM ont été conçus et réalisés par Airbus Defence and Space. La sonde mettra sept mois pour parcourir presque 500 millions de kilomètres et atteindra sa cible en octobre prochain.