Period : Airbus planche sur l’usine orbitale
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Bientôt 64 ans après le premier vol orbital de la R7 soviétique porteuse du premier Spoutnik (qui pesait 280 t au décollage et était capable de placer 1,5 t sur orbite basse), le ratio masse embarquée sur masse totale au décollage reste encore faible : à peine plus de 4 % pour l’orbite basse ou moins de 2 % pour l’orbite géostationnaire.
Et ce rapport ne semble pas prêt d’évoluer sensiblement dans les années à venir, malgré les progrès constants de la propulsion... Alors pourquoi ne pas directement produire dans l’espace certains éléments majeurs de satellites, tels que des réflecteurs d'antenne ? A l’heure de l’impression 3D et de l’intelligence artificielle, une telle capacité paraît de plus en plus réaliste, et une étude de concept vient d’être commandée par l'Union Européenne à un consortium industriel européen mené par Airbus Defence and Space à Brême, en Allemagne.
Menée durant deux ans dans le cadre du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 pour un montant de 3 M€, elle doit se concentrer sur l'assemblage et la fabrication de satellites sur orbite. C’est ensuite le développement d’un premier démonstrateur sur orbite qui pourrait être décidé, constituant un premier pas vers la fabrication spatiale à grande échelle.
Pour l’heure, le consortium d’étude regroupe autour d’Airbus sept sociétés européennes spécialisées dans l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, la robotique ou l'assemblage dans l'espace : le Centre de recherche allemand pour l'intelligence artificielle DFKI (à Kaiserslautern), l’association EASN-Technology Innovation Services (Patras, en Grèce), GMV Innovating Solutions (Tres Cantos, Espagne), GMV Portugal (Lisbonne), Isispace (Delft, Pays-Bas), Sener Aeroespacial (Las Arenas, Espagne), et Space Applications Services (Bruxelles, Belgique).