La Station spatiale internationale prolongée jusqu’en 2030 ?
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L’ISS photographiée par Thomas Pesquet à la fin de la mission Alpha, en novembre 2021.
T. Pesquet / ESA-NASA
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L’ISS photographiée par Thomas Pesquet à la fin de la mission Alpha, en novembre 2021.
T. Pesquet / ESA-NASA
Ce sont les Etats-Unis qui, le 28 juillet dernier, ont signifié les premiers leur souhait d’étendre leur participation à l’exploitation de la Station spatiale internationale durant six années supplémentaires, à travers l’adoption par le Sénat et la Chambre des représentants de la nouvelle loi d’autorisation pluriannuelle de la Nasa (la dernière datant de 2017), inscrite dans le projet de loi bipartisane Chips (Creating Helpful Incentives to Produce Semiconductors – Créer des incitations utiles pour la production de semi-conducteurs) and Science Act (Loi sur la science) 2022. L’objectif principal est d'accroître la fabrication de semi-conducteurs outre-Atlantique, afin de faire face aux pénuries de la chaîne d'approvisionnement dues à la pandémie, grâce au versement de 52 Md$ de subventions pour le développement et la recherche de technologies émergentes connexes. Mais le projet de loi concerne également des domaines tels que l'exploration, la science, l'aéronautique, les technologies spatiales et l'éducation aux Stem (science, technologie, ingénierie et mathématiques). La loi d'autorisation de la Nasa inclut deux volets : la prolongation des opérations sur l’ISS (jusqu’au 30 septembre 2030) et la création d’un programme baptisé « De la Lune à Mars » (qui concerne les missions Artemis vers notre satellite naturel et l’exploration habitée de la planète rouge). La loi a été signée le 9 août suivant par le président Joe Biden. Le communiqué de presse de la Maison Blanche diffusé à cette occasion précise qu’elle va permettre de réduire les coûts, créer des emplois, renforcer les chaînes d'approvisionnement et… contrer la Chine. Concernant la poursuite de l’exploitation de l’ISS, le texte de loi stipule que l'administrateur de la Nasa devra soumettre aux commissions appropriées du Congrès, au plus tard d’ici un an, les résultats d'une estimation faite par le Bureau des coûts sur les dépenses nécessaires (relève des équipages, transport du fret et coûts d'entretien), mais aussi les « possibilités d'efficacité opérationnelle qui pourraient se traduire par des économies de coûts et une productivité de la recherche ».