Le marché des satellites géostationnaires de télécommunications toujours bas
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Vue d'artiste de la plateforme Space Inspire
Thales Alenia Space
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Vue d'artiste de la plateforme Space Inspire
Thales Alenia Space
[Suite de l’article « La conférence Satellite 2023 sous le signe des constellations » publié en ligne le 2 avril dernier]
Dans un monde de plus en plus connecté à Internet et consommateur de vidéo à la demande, les plans de bataille des opérateurs de télécommunications, qui vivaient depuis quarante ans de la télédiffusion pour la télévision, se voient bouleversés. Ces cinq dernières années, le traditionnel marché des « satcoms GEO » a été divisé par deux – au moins –, avec une prise de commandes au plus bas en 2021 et 2022 : onze contrats pour de nouveaux satellites. Et, depuis le début de l’année 2023, aucune annonce de contrat de construction n’a encore été faite…
La crise, démarrée en 2017 (dix commandes seulement), s’avère donc durable, malgré les espoirs de relance du marché en 2019 et 2020 (seize et vingt-trois commandes), et l’arrivée de nouveaux relais de télécommunication flexibles et reconfigurables sur orbite, notamment pour changer de couverture géographique. En tête de pont figurent les plateformes numériques OneSat d’Airbus Defence and Space, et Space Inspire ((INstant SPace In-orbit REconfiguration) de Thales Alenia Space, développées avec le soutien de l’Agence spatiale européenne, le Cnes et, pour ce qui concerne OneSat, l’Agence spatiale britannique (Uksa). Devraient prochainement arriver d’outre-Atlantique des offres concurrentes, au moins de la part de Boeing Satellite Systems… mais pas forcément de Maxar !