Retour sur la Lune : les chercheurs de l'ISAE-SUPAERO y travaillent aussi
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ESA/P. Carril
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ESA/P. Carril
La conquête de Mars, c'est peut être médiatiquement sympa, mais le retour sur la Lune doit être la priorité des priorités. Même les ambitions martiennes d'Elon Musk passent par la Lune. Et pour cause, cette dernière n'est qu'à trois jours de vol. Tout le monde l'a compris sauf certains en France ou en Europe. Les vieux concepts ont parfois la vie dure sur le Vieux Continent. Prévue pour novembre 2024, la prochaine mission lunaire Artemis II de la NASA marquera le retour des missions habitées vers la Lune. Ce qui conduit "à repenser les missions spatiales en tenant compte de nouveaux enjeux : fiabilité des bases spatiales habitées, présence d’équipages sur du long terme, cohabitation des systèmes spatiaux ou pollution générée par ces missions", souligne l'ISAE-SUPAERO dont les chercheurs sont d'ores et déjà mobilisés sur plusieurs thèmes.
La Lune est un milieu hostile et il faut pouvoir évaluer la dangerosité de micro-impacts de météorites pour les futurs habitats lunaires. Des recherches en sismologie sont menées autour du développement d’instruments visant à sonder les vibrations du sol lunaire mais aussi les premiers mètres sous la surface de la Lune", raconte l'ISAE-SUPAERO qui précise : "le groupe de recherche Systèmes Spatiaux pour la Planétologie et ses Applications est notamment impliqué dans le renouveau de la sismologie lunaire au travers de la suite instrumentale "Farside Seismic Suite" (FSS), fournie par le JPL/NASA, qui déploiera, des capteurs sur la face cachée de la Lune d’ici 2025. Le groupe de recherche dont fait partie Raphaël Garcia est également impliqué dans le "Lunar Quake Service" qui sera chargé de détecter les séismes et les impacts de météorites grâce aux données collectées et réalisera également une imagerie de l'intérieur de la Lune à partir de ces données. Les sismologues travaillent à ce que de tels instruments puissent être installés par les futurs astronautes lunaires, mais également par les futures missions robotiques de l’ESA pour lesquelles un instrument de sondage de la proche surface (LASSIE - LunAr SeiSmIc Experiment) a été récemment présélectionné".