Les nanosatellites de Kinéis se préparent à la mise en orbite
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A. Leoty
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A. Leoty
Dans la salle blanche de 250 m2 d'Hemeria, fruit d'un investissement total d'un million d'euros consenti par l'entreprise toulousaine de 400 salariés, une quinzaine de blouses blanches s'active. Sous les regards experts, huit nanosatellites cohabitent, à des stades différents d'intégration. Ici, la logique est désormais industrielle, puisqu'il s'agit d'atteindre un flux de production de cinq satellites par mois, pour un départ vers la Nouvelle-Zélande prévu en avril.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de faire de l'artisanat, explique Alexandre Tisserant, président de la société Kinéis, basée à Ramonville-Saint-Agne, dans la première couronne toulousaine, à quelques kilomètres de là. C'est de l'horlogerie high-tech !" Dans tous les esprits, le calendrier est clair : les cinq premiers nanosatellites Kinéis fabriqués et intégrés dans ce nouveau bâtiment ultra-moderne doivent être fin prêts pour un premier lancement prévu depuis l'hémisphère Sud entre le 10 juin et le 9 juillet prochains.
"Il faut environ neuf semaines pour fabriquer un satellite ; actuellement, nous en sortons un chaque semaine de notre salle blanche conçue spécifiquement pour l'assemblage, l'intégration et les tests de la constellation", explique Nicolas Multan, directeur général d'Hemeria, qui vise 100 M€ de chiffre d'affaires dans trois ans – contre 67 M€ enregistrés en 2023 -, pour un effectif projeté de 700 personnes à cet horizon.