Il y a 20 ans, la sonde Messenger partait explorer la planète Mercure
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Après Near, Mars Pathinder, Lunar Prospector, Stardust, Genesis et Contour (échec), Messenger est la septième mission du programme Discovery de la Nasa. Ce dernier a la particularité de développer des missions relativement peu coûteuses, traitant une question préconisée par le Rapport décennal sur les sciences planétaires (du Conseil national de la recherche des Etats-Unis). L’objectif assigné à Messenger est de se placer sur orbite autour de Mercure – une opération encore jamais réalisée – pour l’étudier au plus près.
Jusqu’alors seule la sonde Mariner 10 (également américaine) avait approché Mercure en effectuant seulement trois survols (mars, septembre 1974, mars 1975). Bien qu’il y ait eu des découvertes importantes (monde très cratérisé, montagnes élevées, existence d’un champ magnétique, etc.), Mercure a été délaissée pendant plusieurs décennies. Pourquoi ?
Les photos envoyées par Mariner 10 ont révélé une planète ressemblant à la Lune… ce qui n’a guère enchanté à y retourner. Par ailleurs, il s’avère particulièrement complexe de rejoindre et surtout de se satelliser autour de Mercure en raison de sa proximité avec le Soleil. Mais, au cours des années 1980-90, les progrès dans le vol interplanétaire laissent envisager une mission vers Mercure en utilisant l’assistance gravitationnelle (Vénus, Terre), pour atteindre l’objectif sans gaspiller de carburant nécessaire à freiner constamment la sonde pour lutter contre l’attraction gravitationnelle de l’étoile. Il devient alors possible d’envisager et de décider en 2001 la mission Messenger. Acronyme de MErcury Surface Space ENvironment GEochemistry and Ranging, la sonde signifie aussi « le messager », clin d’œil au dieu romain du commerce… et messager des dieux.