Tester l'inspection et l'amarrage sur orbite
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

E. Briot / Thales Alenia Space
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

E. Briot / Thales Alenia Space
L'espace, en particulier les orbites basses et moyennes, est désormais perçu comme un « nouveau continent » d'activités diversifiées – militaires, scientifiques et commerciales. Cette évolution est alimentée par des applications stratégiques telles que le ravitaillement, la maintenance des satellites et la gestion des débris spatiaux, qui transcendent les usages traditionnels de ces orbites, initialement consacrées à des missions humaines (comme la Station spatiale internationale), à l’observation de la Terre et aux services de communication. Face à la prolifération des satellites et aux risques qui en découlent, tels que les collisions et l'encombrement orbital, le projet français Diane (Démonstration d'Inspection et d'Amarrage Novatrice Embarquée) a été sélectionné le 18 juillet dernier dans le cadre du plan France 2030. Piloté par Thales Alenia Space en collaboration avec l’entreprise toulousaine Magellium Artal Group (fondée en 2003), ce projet vise à démontrer des opérations avancées en orbite. Il s’appuie sur les infrastructures développées dans le cadre du projet Eross (European Robotic Orbital Support Services – Services européens de soutien orbital robotique) de la Commission Européenne, également coordonné par Thales Alenia Space en France. Les défis liés à la prolifération des satellites et à l'encombrement orbital sont des facteurs cruciaux qui soulignent la nécessité et l'urgence du projet Diane, affirmant ainsi son rôle essentiel dans le domaine de la sécurité spatiale.