Entretien avec John McFall, astronaute en situation de handicap
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ESA / Novespace
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ESA / Novespace
J’ai trouvé cela incroyable. J’étais évidemment un peu nerveux mais ce qui a dominé, ce fut surtout un sentiment de fierté. C’était un privilège et j’ai été très honoré de pouvoir participer à ce rituel aux côtés du skippeur Damien Seguin, qui est vraiment un gars super. Je suis très heureux d’avoir ainsi pu continuer à jouer un rôle dans l’héritage et la portée des Jeux paralympiques, puisque j’ai été moi-même un athlète paralympique, j’ai fait partie de ce mouvement et je sais ce qu’il représente. C’est intéressant d’ailleurs : je me demande dans quelle mesure le mouvement paralympique a pu jouer un rôle dans l’évolution des mentalités et permettre qu’aujourd’hui une agence comme l’ESA s’engage dans une étude destinée à faire voler dans l’espace un astronaute en situation de handicap…
J'ai participé aux Jeux paralympiques de Pékin, en septembre 2008, qui furent des Jeux assez iconiques. J’avais 27 ans, j’ai concouru aux 100 mètres dans la catégorie T42 (pour les personnes amputées au-dessus du pied et porteurs d’une prothèse) et j’ai remporté la médaille de bronze. Parmi mes concurrents, il y avait le sprinteur d’origine rwandaise Clavel Kayitare, qui a été porteur de la flamme cette année et a passé le relais à mon collègue astronaute Jean-François Clervoy : le monde est vraiment petit ! [Sourire]