• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
Événements
Air & CosmosEspace

Il y a 50 ans, Soyouz 17 partait pour la station Saliout 4

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 16 janvier 2025 à 05:42

6788aa1ef0ac5

Novosti

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 15:45
    SpaceX décroche un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs
  • 15:00
    Le trafic aéroportuaire européen (ACI Europe) en légère baisse en avril
  • 12:20
    La Belgique investit dans les missiles américains
  • 05:00
    Avions régionaux : ATR s’attaque au haut de gamme
  • 15:55
    Lune : Voyager rachète Astrobotic

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Après l’échec de l’amarrage du vaisseau Soyouz 15 à la station orbitale Saliout 3 en août 1974, l’Union soviétique lance le 11 janvier 1975 Soyouz 17 à la poursuite de Saliout 4. L’avenir des stations est alors en jeu.

Depuis Saliout 1, lancée en avril 1971, les efforts de l’Union soviétique portent sur la mise sur orbite de stations orbitales capables de recevoir des équipages. L’objectif est notamment de préparer les vols de longue durée dans l’espace. Toutefois, la technique d’amarrage entre vaisseaux s’avère complexe, nécessitant de réitérer les essais. Ainsi, en août 1974, un vaisseau Soyouz (15) échoue pour la deuxième fois dans la tentative de s’amarrer avec une station, en l’occurrence Almaz 2 alias Saliout 3 (pour en dissimuler la nature militaire).

Des stations orbitales à tout prix

Au cours de la première moitié des années 1970, les Soviétiques mènent de front trois programmes de vol habité avec les stations orbitales militaires OPS Almaz, les civiles DOS Saliout et le vol Apollo-Soyouz (qui se profile dans le cadre de la Détente avec les Etats-Unis). Pour préparer ce dernier (matériels, procédures), les Soviétiques effectuent les 2-8 décembre 1974 le vol Soyouz 16. Quant au bilan des stations orbitales à la fin de l’année 74, « il est loin d'être brillant, souligne Nicolas Pillet, spécialiste du spatial soviétique et webmaster du site Kosmonavtika. Sur trois stations civiles DOS, une seule a pu être habitée [Saliout 1]. Le premier équipage [Soyouz 10] n'a pas pu s'amarrer, et le second [Soyouz 11] est mort lors du retour. De même, deux Almaz militaires ont été mises en orbite. L'une est retombée sur Terre [Almaz 1 ou Saliout 2], l'autre [Almaz 2 ou Saliout 3] n'a pu être visitée que par un seul équipage [Soyouz 14], le second [Soyouz 15] n'ayant pas réussi à s'amarrer. Mais l'URSS persévère. Le 26 décembre 1974 elle lance la quatrième station DOS, baptisée Saliout-4. Quelques semaines plus tard [11 janvier], un premier équipage part la rejoindre. A bord du 7K-T n°38 rebaptisé Soyouz 17, les cosmonautes Goubarev et Gretchko réussissent leur amarrage…».

Principales caractéristiques de Saliout 4

Lorsque l’équipage du Soyouz 17 entre le 12 janvier dans Saliout 4 (se situant sur une orbite circulaire à 350 km), il découvre une station orbitale qui, sans avoir le grand confort, a été améliorée par rapport à la première avec notamment un recycleur-condenseur d’eau dans l’air ambiant, un système de chauffage d’eau pour les repas lyophilisés, une autonomisation renforcée afin de donner à l’équipage plus de temps pour les expériences scientifiques, ainsi que deux sas d’évacuation des déchets. Enfin, un troisième panneau solaire a été ajouté pour augmenter l’énergie de la station. Cette dernière, d’une longueur de 15,8 m, d’un diamètre maximal de 4 m, d’une masse totale de 18 900 kg, offre un volume habitable de 82 m3. Comme toutes les stations, Saliout 4 ne dispose que d’un seul collier d’amarrage, ne permettant pas de la ravitailler. « Par ailleurs, comme tient à préciser Christian Lardier, spécialiste de l’histoire soviétique et russe et ancien responsable de la rubrique Espace d’Air & Cosmos, si Saliout 4 ne pouvait pas recevoir de vaisseaux ravitailleurs de type Progress, la rehausse de la station pouvait être effectuée à l'aide de l'installation motrice (ODU) de la station ».

Une station-laboratoire pour la science

Saliout 4 est équipée de 2 000 kg d’instruments répartis dans 90 installations avec 400 appareils différents, pour mener cinq types d’expérimentation en astrophysique, géophysique, médecine, biologie et technique. Pour la première, trois télescopes sont embarqués pour de l’astronomie solaire, X, infrarouge ; divers spectromètres sont également présents pour étudier la teneur en vapeur d’eau et ozone dans l’atmosphère, la composition isotopique des rayons cosmiques, etc. Pour la géophysique, des caméras, spectromètres, radiomètres, photomètres sont notamment à la disposition de l’équipage. Les expériences biologiques consistent à observer la croissance des plantes et de tissus, à cultiver des microorganismes, à étudier le comportement de certains animaux (tétards, mouches…). Enfin, au niveau médical, Georgi Gretchko et Alexei Goubarev s’astreignent chaque jour à diverses mesures de certains organes et à la lutte contre l’atrophie des muscles. Ainsi, les deux cosmonautes réalisent en 28 jours plus d’une centaine d’expériences. Particulièrement motivés, ils ont même parfois travaillé une vingtaine d’heures par jour ! Dans l’ensemble, ils ont rencontré assez peu de problèmes.

Bilan

L’équipage de Soyouz 17 revient sur Terre le 10 février 1975, battant ainsi le record soviétique de durée en orbite (29 jours), mais restant derrière les Américains qui ont réalisé un vol de 84 jours à bord de leur station Skylab en novembre 1973-février 1974. Une consolation tout de même pour les Soviétiques : Skylab n’étant alors plus exploité, ils sont désormais seuls à occuper l’orbite terrestre (jusqu’à l’avènement des navettes spatiales américaine en 1981).

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Une dernière mission rejoindra Saliout 4 avec Soyouz 18, du 24 mai au 26 juillet 1975, soit un vol de près de 63 jours au cours duquel Klimouk et Sevastianov effectueront plus de 200 expériences. Après un vol de 769 jours, Saliout 4 sera détruite dans les couches denses de l’atmosphère le 3 février 1977.

Quelques références

- Un ouvrage : L’astronautique soviétique, Christian Lardier, A. Colin, 1992.

- Deux articles : « Saliout 4 : enfin une station soviétique efficace ! », Eric BOTTLAENDER, 20 février 2022, en ligne sur le site Clubic ; « L’Union soviétique a lancé une nouvelle station orbitale inhabitée : Saliout 4 », in Le Monde, 27 décembre 1974.

- Le site Kosmonavtika de Nicolas Pillet sur l’espace russe et son dossier sur les stations orbitales russes.

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

  • 1

    SpaceX décroche un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs

  • 2

    Le trafic aéroportuaire européen (ACI Europe) en légère baisse en avril

  • 3

    La Belgique investit dans les missiles américains

  • 4

    Avions régionaux : ATR s’attaque au haut de gamme