La feuille de route à moyen terme de SpaceX
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Novaspace
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Gwynne Shotwell accueillie sur scène le 16 septembre à Paris par Pacome Revillon, le directeur général de Novaspace, même pour un petit quart d’heure et sans que l’on s’attende à de grandes révélations, c’est une affiche que peu de monde ne voulait rater. L’échange, cordial, a d’abord porté sur le bilan du vol d’essai du Starship, qui s’est tenu cet été au sud du Texas (Flight 10, le 25 août), mettant fin à une série noire plutôt inquiétante. Pour la présidente de SpaceX, ce lancement (sans satellisation) a rempli tous les objectifs fixés, permettant de franchir une étape cruciale dans le développement du mégalanceur. En particulier, plusieurs variantes du bouclier thermique ont été testées, apportant des données nouvelles sur la rentrée atmosphérique. Le prochain vol prévu sera le dernier utilisant la deuxième génération du Starship, qui passera ensuite à la version V3, conçue pour transporter des équipages vers la Lune et Mars. Une nouvelle configuration qui intègre deux éléments technologiques déterminants : un bouclier thermique optimisé et la capacité de transfert de propergol en orbite. Les techniques d’amarrage étant déjà maîtrisées par SpaceX grâce à l’expérience acquise avec ses capsules Dragon et Crew Dragon desservant la Station spatiale internationale, le défi réside désormais dans le maintien du carburant cryogénique lors de son transfert – une étape indispensable pour permettre au Starship d’agréger suffisamment de ressources avant d’être expédié vers la Lune ou au-delà. Les premières tentatives sont prévues pour l’année prochaine.