Telespazio en pleine croissance
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Telespazio dispose de téléports en Europe et en Amérique du Sud pour ses activités d’opérations spatiales et de télécommunications. Ici à Fucino, en Italie.
Telespazio
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Telespazio dispose de téléports en Europe et en Amérique du Sud pour ses activités d’opérations spatiales et de télécommunications. Ici à Fucino, en Italie.
Telespazio
Moins visible que les grands maîtres d’œuvre, le groupe Telespazio est présent partout dans le spatial européen, et notamment là où l’air est bon, comme dans le segment sol (communications, antennes, opérations), un milieu en plein boom aujourd’hui, mais aussi dans les télécommunications. Le groupe gère par ailleurs les données des programmes d’observation de la Terre, dont Copernicus. Aujourd’hui, Telespazio dispose d’une vision claire de son avenir à long terme. Entretien exclusif avec son PDG Gabriele Pieralli et le PDG adjoint Jean-Marc Gardin, également patron de la filiale française.
Faisons d’abord un état des lieux global…
Gabriele Pieralli : Telespazio est en pleine forme. Les indicateurs financiers sont bons. Nous tenons les promesses de nos contrats, ce qui satisfait nos clients. Plus important, nous avons un solide avenir à long terme devant nous, grâce à nos actionnaires qui partagent notre vision. Donc je pense que nous sommes dans une dynamique très positive. Nous comptons 3 300 employés répartis dans 13 pays, la plupart en Europe et en Amérique Latine. On compte notamment 300 employés à Kourou.
Jean-Marc Gardin : Notre croissance est de 8 à 10 % ces dernières années. C’est ce qu’on va continuer à faire. Nous sommes globalement sur le bon chemin pour réaliser un chiffre d’affaires de 850 M€ cette année, avec à terme le but d’atteindre un milliard par an. Donc notre activité reste positive en dépit d’un environnement spatial complexe et marqué par les grandes ruptures. Nous avons défini un plan qui met l’accent sur les activités que nous pensons être les plus intéressantes. Par exemple, nous avons fortement réduit nos activités de broadcast pour nous focaliser ailleurs. Pour simplifier, nous avons trois grands domaines : les opérations spatiales, les télécommunication et l’observation de la Terre. Pour le premier, nous sommes le leader européen grâce notre rôle dans des grands programmes tels que Galileo, Egnos et des programmes de défense. Nous avons une organisation matricielle entre les Etats et nos domaines d’activité. Nous devons être implantés dans chaque pays pour être vus par nos clients comme un partenaire local. C’est absolument nécessaire pour la défense, où nous avons une forte présence en Italie et en France. On a été sélectionné comme contractant du EU SatCom Market de l’Agence Européenne de Défense (AED) pour développer des télécommunications pour la défense en Europe, ce qui est une activité très importante au vu du contexte actuel.