Lune, nucléaire, ISS, sécurité : Donald Trump et la suprématie spatiale américaine
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Il vient juste de prêter serment, devenant officiellement le quinzième administrateur de la Nasa (sans compter les intérims). Astronaute privé, entrepreneur, milliardaire, Jared Isaacman semble avoir le profil idéal pour piloter la feuille de route que lui a confié le président américain. Une feuille de route assez proche du « projet Athena », la vision qu’Isaacman avait partagé aux sénateurs quelques semaines avant sa confirmation. La Maison-Blanche sera aussi seule pilote (avec le Sénat qui contrôle le budget), le décret mettant fin au Conseil national de l’espace.
Le décret exhorte le Pentagone à déployer et tester des prototypes de systèmes antimissile en orbite d’ici 2028, dans le cadre du titanesque programme Golden Dome introduit par Donald Trump au début de son mandat. Il prévoit d’intégrer des solutions de missile intercepteurs pouvant être lancés depuis l’orbite. Le décret donne ainsi raison à la nouvelle doctrine de l’US Space Force qui est de considérer que l’orbite est désormais un champ de bataille. Il demande une architecture spatiale de sécurité nationale capable de répondre au déploiement d’armes en orbite par les adversaires.
À plusieurs reprises, il est demandé au Pentagone et à la Nasa de faire preuve de plus d’agilité et de résilience en intégrant les solutions commerciales dans leurs moyens. Ce choix est déjà partiellement suivi, avec par exemple la souscription du National Reconnaissance Office (administration pilote des satellites de reconnaissance) auprès d’opérateurs privés de satellites d’observation de la Terre.