Maîtriser n’est pas simple. Et Figeac Aéro le sait plus que quiconque. Pour maintenir un niveau de qualité optimal de ses pièces et répondre aux montées en cadence, l'entreprise lotoise a choisi d'équiper ses machines de fraises Mitsubishi Materials AXD4000 pour l'usinage des alliages d'aluminium. Cet outil a entièrement répondu aux exigences de l'entreprise qui a bénéficié en outre d'un accompagnement technique du carburier japonais.Si la ville de Figeac est peu connue des Français, elle raisonne dans le monde de l’industrie comme une des rares communes d’à peine 10 000 habitants à abriter des grands noms de l’aéronautique, à commencer par Figeac Aéro. Ce fleuron français de l’aéronautique a suivi les géants du secteur tels qu’Airbus dans leurs montées en cadence. Et les chiffres sur les perspectives de croissance listés par Nicolas Geneteaud, responsable Marketing-Communication & Relation investisseurs de l’entreprise, parlent d’eux-mêmes : « d’un chiffre d’affaires de 372M€ en mars 2018, nos objectifs sont d’atteindre 425M€ en 2019, 520 M€ en 2020 et 650 M€ en 2023 ! ».
Une progression fulgurante au regard des chiffres de la société lotoise créée par Jean-Claude Maillard et qui est devenue en trente ans un sous-traitant de rang 1 pour les avionneurs avec quatorze sites de production dans le monde. « À mon arrivée en 2000, nous n’étions que 120 salariés à Figeac contre environ 1 200 aujourd’hui », raconte Jean-Marie Morel, responsable Outils coupants de la BU « Structure ». Au total, l’effectif de cette entreprise créée en 1989 atteint aujourd’hui 3 300 salariés dans le monde dont environ 2 000 en France.
Des contraintes d’usinage liées à une explosion de la demande
Faire l’acquisition de sociétés aux savoir-faire techniques et complémentaires, tout en recrutant de nombreuses compétences en interne ne suffit pas. Pour répondre à « une explosion de la demande », pour reprendre les mots de Baptiste Chevalier, responsable Outils coupants de la BU « Moteurs », il faut adapter en permanence l’outil de production. Rien qu’à Figeac, une dizaine d’ateliers de production sont sortis de terre ces vingt dernières années ; avec un seul objectif : assurer la production de pièces et sous-ensembles pour les grands programmes tels que l’A350 – fabrication de planchers et de pièces de mâts réacteur – ou encore le Boeing 787 – fabrication de serrures et mécanismes de portes,... « Nous travaillons essentiellement pour des avions de plus de cent places », précise Baptiste Chevalier. Outre les sous-ensembles, Figeac Aéro produit des pièces de structure telles que les longerons – soit des pièces de plus de 10 mètres de long et des nervures en titane pour rigidifier les longerons, des cadres, des rails de plancher, des carters de moteur, des pièces de trains d’atterrissage… la liste est longue et continue de s’étendre à mesure que le groupe engendre de nouveaux contrats, comme en novembre dernier avec MHI Canada Aérospace. Figeac Aéro produira des pièces et sous-ensembles pour le programme business jet Global Express de Bombardier.