Dassault parie sur une reprise en 2012
Rédaction Air & Cosmos
Rédaction Air & Cosmos
Les résultats 2011 de Dassault Aviation sont en demi-teinte. Les ventes chutent de 21 % à 3,3 milliards d’euros, essentiellement en raison de la baisse des livraisons d’avions d’affaires (63 appareils au lieu de 95 en 2010). L’activité Falcon pèse 73 % des ventes 2011. Mécaniquement, le résultat net - hors Thales - est en retrait de 29 % à 282 millions d’euros. Mais en intégrant la contribution de l'électronicien, dont Dassault contrôle 26 % du capital, le bénéfice net progresse de 10 % à 407 millions. Comme quoi cet investissement s’est révélé profitable pour l’avionneur.
"Le marché des avions d’affaires est en amélioration progressive tout en restant très loin du niveau d’avant crise", a expliqué Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, qui présentait le bilan de l’avionneur ce 22 mars. Certaines zones comme l’Europe du Nord, la Russie, la Chine et l’Amérique du Sud ont redémarré. En revanche, ce n’est pas le cas de l’Amérique du Nord, zone clé pour les bizjets. "Mais les flottes commencent à vieillir là-bas", souligne le patron de Dassault, qui ne voit pas de véritable reprise avant fin 2012.
Le résultat opérationnel consolidé du groupe, à 377 millions d’euros, a baissé de 36 %. C’est en partie le reflet les efforts en R&D autofinancée que fournit l’avionneur en ce moment pour développer le SMS, son futur avion d’affaires. Le programme est en phase C (définition détaillée) et Dassault prévoit toujours un premier vol courant 2014.
Côté Rafale, le groupe a livré ses 11 avions habituels à la France, ce qui porte à 104 le nombre total livré (sur les 180 commandés à ce jour). Dassault compte évidemment sur la signature définitive du contrat MMRCA en Inde pour relancer son carnet de commandes export. En 2011, le carnet de commandes s’est toutefois enrichi du marché de la rénovation des Mirage 2000 indiens, pour 510 millions d’euros.
Concernant l’activité drones, le déroulement du programme Neuron se déroule "de façon normale", un premier vol étant prévu mi-2012. Par ailleurs, sur le sujet du drone Heron-TP francisé, choisi par la France pour effectuer l’interim avec un système Male de nouvelle génération, Charles Edelstenne s’est déclaré serein face au retard pris par le projet : "nous sommes en discussion avec la DGA, il y a des mises au point purement techniques. Je ne suis donc pas inquiet".
Rédaction Air & Cosmos