Filière aéro : "il faut sauver le soldat PME"
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«Nous ne sommes pas bien et les banques ne prêtent qu’aux riches dans le cadre des PGE (prêts garantis par l’État, NDLR). On nous parle de 5 jours de traitement des dossiers, dans les faits, c’est 5 semaines. Il faut sauver le soldat PME. J’ai peur que les grandes décotes intervenues sur les grands groupes se retrouvent sur les PME, même si elle ne sont pas cotées en Bourse. Les étrangers et les fonds vont pouvoir faire leur shopping, leurs cibles ne seront pas chères. Or, il faut que les pépites qu’incarnent les PME restent bien françaises, sinon il y aura encore un deuxième effet à cette crise", souligne Bertrand Lucereau, président de Secamic et président d'honneur du Comité Aéro-PME du Gifas, tout en rappelant que l'activité des PME-ETI est essentiellement tournée à "85 %" vers l'aéronautique civile.