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28 octobre 1972 : le premier vol de l'Airbus A300B à Toulouse

Photo de Yann Cochennec

Yann Cochennec

Publié le 28 octobre 2022 à 06:39

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Le premier vol de l’Airbus A300B1 intervient le 28 octobre 1972@Airbus

Le premier vol de l’Airbus A300B1 intervient le 28 octobre 1972@Airbus

Airbus

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N2973 ● 05 juin 2026

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Le 28 octobre 1972, à 10 h 39 min précisément, le premier avion commercial bimoteur à large fuselage et bi-couloir au monde, l'avion de développement A300B1, MSN 1, portant l'immatriculation F-WUAB, s'arrache de la piste de Toulouse.

L'Airbus A300B s'arrache de la piste à 10 h 39 min, le 28 octobre 1972

Le 28 octobre 1972, à 10 h 39min précisément, le premier avion commercial bimoteur à large fuselage et bi-couloir au
monde, l'avion de développement A300B1, MSN 1, portant l'immatriculation F-WUAB, s'arrache de la piste de Toulouse pour un vol inaugural de 1 h 25 min. A son bord, aux commandes Max Fischl, Bernard Ziegler, copilote, les ingénieurs d'essais en vol Pierre Caneil et Günter Scherer, avec Romeo Zinzoni comme ingénieur d'essais en vol/mécanicien. "Le vol était initialement prévu pour le vendredi 27 octobre mais des conditions météorologiques défavorables (brouillard) l'ont repoussé de 24 heures. Le lendemain, samedi 28 octobre 1972, les conditions étaient meilleures avec un peu de soleil mais avec un risque de vent. Cependant, la météo a été jugée suffisamment bonne pour que le vol puisse avoir lieu". 

"Durant ce premier vol, une vitesse maximale de 185kt (342.6km/h) a été atteinte à une altitude de 14,000ft (4,300m). Le pilote automatique a été engagé, les surfaces mobiles ont été testées et la rétraction et le déploiement du train d'atterrissage ont été effectués. Au retour à l'aéroport de Blagnac, de fortes rafales de vent, le fameux "Vent d'Autan" de Toulouse, ont nécessité un atterrissage contrôlé par vent de travers qui a été géré de main de maître par Max Fischl". Le 28 octobre 1972 est une date éminemment symbolique dans l'histoire d'Airbus. Il en est une autre : le 29 mai 1969, date à laquelle est né le futur A300B dans une maquette en vraie grandeur de la partie avant de l'avion, sur le stand de Sud-Aviation au Salon du Bourget. 

Boeing 747 et Concorde : l'année des extrêmes

Installés dans des sièges passagers, les représentants des gouvernements allemand et français ratifient, ce 29 mai 1969, le protocole d'accord qui lance l'industrialisation de l'Airbus A300B. Pour la France, Jean Chamant, ministre des Transports ; et Karl Schiller, ministre de l'Economie, pour l'Allemagne. Le protocole d'accord lie les deux partenaires « d'une manière très ferme » en vue de l'exécution d'un programme d'études et de développement couvrant jusqu'à la certification de l'avion prévue pour 1973. En cette année 1969, le monde aéronautique est à l'heure des extrêmes. Alors que l'Europe s'est engagée dans le supersonique civil avec Concorde, les Etats-Unis ont transformé un avion initialement conçu pour le transport de fret militaire en un « transporteur de masse ». Le Boeing 747 a réalisé son premier vol le 9 février 1969 et Concorde le sien peu de temps après, le 2 mars.

Pour l'exécution du programme, garantie par les deux Etats, sera fondée la société Airbus Industrie. Le protocole prévoit le principe de la participation d'autres pays. Les deux ministres en profitent d'ailleurs pour exprimer le souhait que « la Grande-Bretagne rejoigne officiellement la France et l'Allemagne pour mener à bien cette grande entreprise grâce à laquelle l'Europe sera présente parmi les constructeurs européens d'avions de transport de grande capacité ». Car, le grand absent est le gouvernement britannique. Ce dernier défend bec et ongles son industrie aéronautique et veut surtout maintenir Rolls-Royce dans la course aux moteurs de grande puissance. C'est sous-estimer les volontés française et allemande d'aller de l'avant avec en toile de fond le Traité de l'Elysée de 1963 qui célèbre la réconciliation franco-allemande et pousse à la mise en place de coopérations dans tous les domaines entre la France et l'Allemagne.

Yann Cochennec

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