Airbus installe sa nouvelle ligne d'assemblage A321neo à Toulouse
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A321 front fuselage section
Airbus
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A321 front fuselage section
Airbus
Caisses en bois, échafaudages et bureaux temporaires, bâches plastiques......Le Hall « Jean-Luc Lagardère », qui abritait l'A380 sur le site d'Airbus à Toulouse, a entamé une nouvelle tranche de vie. La « cathédrale » s'organise progressivement pour accueillir une nouvelle chaîne d'assemblage dédiée à l'Airbus A321neo et ses différentes versions. « Le projet a été lancé en 2020 mais ensuite suspendu pour cause de pandémie, puis relancé au mois de mai 2021. Nous avons commencé à installer la première station en octobre dernier », raconte Marion Smeyers, responsable de la nouvelle ligne d'assemblage.
Cette dernière sera un élément clef dans la remontée des cadences de production décidées par Airbus avec l'objectif de réaliser les 75 moyen-courriers par mois pour le milieu de la décennie. « Le premier avion fini sorti de cette chaîne doit faire son roll-out pour la fin de cette année et la chaîne aura atteint sa pleine capacité en 2025», poursuit Marion Smeyers qui se refuse à préciser le nombre d'appareils qui sortiront chaque année de la nouvelle chaîne. Les premiers éléments du premier A321neo sont d'ores et déjà là à la station 42/43.
Pas loin, immobile et soigneusement garé, l'un des robots dont le rôle est de soulever les plateformes d'outillages sur lesquels se trouvent les tronçons de fuselage pour les amener à la station 41 où sera réalisé le jonctionnement des deux tronçons de l'avion. Le trajet du robot est guidé par des lignes magnétiques. Airbus a inauguré ce type d'équipement pour la quatrième ligne d'assemblage moyen-courrier de son site de Hambourg et où les plateformes sont guidées par laser dans un ballet ordonné au centimètre près.
« Le principe est le même mais pas le modèle. Car, nous avons ici, à Toulouse, beaucoup d'espace et donc nous avons réalisé quelque chose de très simple, en ligne », commente Marion Smeyers. A Hambourg, il a fallu en effet prendre en compte un espace beaucoup plus contraint (cf. A&C n° 2603). A Toulouse, les plateformes mobiles autonomes seront utilisées jusqu'à la station 40 où seront installés les trains d'atterrissage (l'avion est alors sur ses roues/ndlr) tandis que se poursuivront les travaux dans la cabine passagers (parois, rangements à bagages) qui auront commencé dès les stations 42/43.
C'est en effet là que seront d'abord installés les « monuments » de la cabine (galleys et toilettes) ainsi que les éléments relatifs au radôme et aux antennes. La suite se passera à la station 41 où sera effectuée la jonction des tronçons de fuselage avec utilisation de robots « Flextrack » pour réaliser le perçage sur la partie supérieure. Là aussi, Airbus utilise, au profit de sa nouvelle chaîne d'assemblage A321neo à Toulouse, des innovations technologiques qui ont été introduites sur d'autres sites. Et notamment à Saint-Nazaire, d'abord sur l'A330 à partir de 2015, puis sur la pointe avant de l'A320 en 2018. Et à Hambourg en 2019.
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