Défense : comment Sabena technics se positionne sur le marché de l'ISR
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Sabena technics ISR
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Sabena technics ISR
Dans les années 70, Air Action Environnement (AAE) était un des leaders européens de la publicité aérienne. Dans la décennie écoulée, la société basée à Cuers (Var) s'est repositionnée sur les marchés de la surveillance aérienne, un domaine dans lequel Sabena technics avait aussi décidé de se diversifier ces dernières années. En possédant une connaissance du sujet, par les modifications d'avions qu'elle a réalisées à Bordeaux ces dernières années, notamment en sous-traitance de Dassault Aviation pour la modification des Falcon 50 de la Marine nationale.
Après avoir réalisé des chantiers de conversion des Falcon 50 provenant de l'ET60 en avions de surveillance pour la flottille 24F, la société est aussi chargée de l'évolution vers le standard Triton destiné à la flottille 25F dans le Pacifique, avec notamment l'intégration de la boule Euroflir 410, ainsi que plus de connectivité et d'interactivité à bord. Sabena technics était aussi co-traitant avec Thales des Vador de l'Armée de l'Air et de l'Espace, fondé sur une modification lourde d'un Beech 350. Le troisième et dernier avion doit d'ailleurs être livré prochainement.
Avec ces capacités industrielles qui se sont développées en interne en finalement peu de temps, Sabena technics s'est aussi intéressé aux opérations il y a déjà plus de trois ans, du fait de perspectives de marchés importants et à forte valeur ajoutée, en Europe, y compris en France, et en Afrique. Deux bastions sur lesquels AAE avait des opérations en cours, ce qui a amené Sabena technics à se rapprocher d'AAE, puis à la racheter en juillet dernier. Dans le courant 2025, AAE sera rebaptisée Sabena technics ISR, un changement de marque, qui ira de pairs avec une série d'investissements dont une partie ont déjà été lancés.
Tout en profitant des synergies avec la partie industrielle de Sabena technics, notamment les bureaux d'études de Bordeaux et de Toulouse. Le chiffre d'affaires a « presque déjà doublé deux fois en trois ans » pour atteindre 10 M€ en 2024, et une prévision de 12 M€ pour 2025. « On pense multiplier le chiffre d'affaires par trois rapidement », assure François Doré, directeur général de la nouvelle entité, du fait de la croissance des marchés de surveillance, en Europe, mais aussi en Afrique.