Comment l'Europe peut rester à la pointe de l'aéronautique mondiale
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Guillaume Faury s'exprime lors du Paris Air Forum.
La Tribune Events
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La place de l’Europe dans l’aéronautique mondiale pourrait-elle être menacée ? Les positions prises par le Vieux Continent dans le tissu industriel mondial semblent lui assurer un avenir serein. Airbus est l’exemple le plus parlant de cette puissance européenne, mais d'autres groupes ont acquis une envergure mondiale. C’est le cas en France avec notamment Safran – dont la coentreprise CFM International, avec GE Aerospace, domine le marché des moteurs d’avions moyen-courriers – Thales, Dassault et tout un ensemble de sous-traitants. Le Royaume-Uni est également présent avec Rolls-Royce, l’Allemagne avec MTU ou l’Italie avec Leonardo.
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Pourtant, plusieurs facteurs pourraient rebattre les cartes dans les prochaines années. Tout d’abord parce que, comme le soulignait Olivier Andriès, président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) et directeur général du groupe Safran, le lancement de la nouvelle génération d’avions moyen-courriers va rebattre les cartes mondiales. Si Airbus et Boeing avaient, peu ou prou, conservé la même chaîne d’approvisionnement en passant des A320ceo et 737NG aux versions remotorisées neo et MAX, cela ne sera pas le cas avec la prochaine génération, qui se veut disruptive.