Le 2 juin, lors d'une conférence de presse, l'industriel russe Almaz-Atey a confirmé que le Boeing de la Malaysia Airlines, qui s'était crashé en Ukraine, avait été touché par un missile russe de type BUK M1.
Le crash du Boeing 777-200 avait eu lieu en juillet 2014, au-dessus de l'Ukraine. Il a été causé par un missile sol-air de type BUK, et plus précisément par un BUK 9M38M1 doté d'une ogive 9H314M. Néanmoins cette annonce ne permet toujours pas d'identifier les auteurs qui en sont à l'origine.
En effet les deux camps n'ont de cesse de se renvoyer la balle, et ce depuis plusieurs mois. De plus, même si Yan Novikov, directeur général d'Almaz-Antey, déclare que le missile « a probablement été tiré d'un endroit proche du village de Zaroschinskoe, au sud du trajet de l'avion », il refuse de se prononcer sur l'origine des combattants qui y étaient présents lors de l'accident. Il a aussi rappelé que ces missiles n'étaient plus fabriqués en Russie depuis 1999. Par ailleurs il a ajouté que les ogives qui ont frappées le Boeing ne correspondent pas à celles utilisées par Moscou (qui sont des 9M317M). En revanche, elles équipent les forces armées ukrainiennes qui – en 2005 – en possédaient environ 1000.
Cet été le rapport final des experts du Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV) paraîtra. Toutefois il y a peu d'espoir de d'ici là l'OVV ait réussi à déterminer les responsables de cet accident.