Air France-KLM remet les conventions collectives sur la table

Henri de Peyrelongue, un ancien de l'UTA, dirige la nouvelle entité créée au sein de la direction commerciale d'Air France/KLM chapeautée par Patrick Alexandre.
KLM

Henri de Peyrelongue, un ancien de l'UTA, dirige la nouvelle entité créée au sein de la direction commerciale d'Air France/KLM chapeautée par Patrick Alexandre.
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L'actualité sociale n'est pas prête de s’essouffler chez Air France-KLM. Dans un entretien accordé aux Echos mardi 10 janvier, Alexandre de Juniac, P-DG du groupe franco-néerlandais, annonce sa volonté de remettre à plat les conventions collectives d'Air France. La direction réunira les organisations syndicales lundi 16 mars pour lancer les négociations. Elles doivent entrer dans leur phase technique mi-avril en vue de premiers accords vers septembre. Un travail similaire a déjà été entamé chez KLM depuis décembre dernier.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre du plan quinquennal Perform 2020, présenté en septembre 2014. Alexandre de Juniac avait alors annoncé sa volonté de prolonger les négociations avec les salariés – entamées à partir de 2012 avec le plan Transform 2015 – pour trouver de nouveaux accords de compétitivité. Le patron d'Air France-KLM semble donc déterminé à aller plus loin avec la renégociation de l'ensemble des accords d'entreprise. Il veut ainsi continuer d'abaisser les coûts des deux compagnies et réduire les écarts de compétitivité avec les autres grands groupes aériens mondiaux.
A priori aucun nouveau plan de réduction d'effectifs n'est prévu, même si la porte n'a jamais été fermée par Alexandre de Juniac. Il faut toutefois rappeler qu'Air France a lancé un nouveau plan de départs volontaires (PDV) le 22 janvier dernier, pour 800 postes. Ils s'ajoutent aux 8 000 emplois déjà supprimés via les divers PDV lancés depuis 2012, dont les derniers employés concernés doivent partir à la fin du mois de mars 2015.
Par ailleurs, Air France-KLM a publié son programme d'été 2015. Conformément aux lignes stratégiques déjà en place, l'activité long-courrier sera en légère hausse (1,8 %), tandis que le moyen-courrier continuera sa phase de restructuration avec une baisse de capacité de 1,9 %. Le rythme du recul est tout de même moins fort que les dernières années où il dépassait les -10 %. Transavia continuera d'être le moteur de la croissance du groupe, notamment en France, avec une hausse de 7,8 %.