Sortie de crise : la FNAM demande l’aide de l’Etat
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« Le transport aérien en France a eu un été en demi-teinte. Un mois de septembre plutôt en recul par rapport au mois d’août. Nous sommes à 52% de notre activité en septembre par rapport au même mois de 2019, contre 57% au mois d’août. Cela s’explique par le fait qu’il y a beaucoup moins de passagers loisirs et que le trafic business n’a pas repris le dessus. En métropole, le niveau est de 75%, ce qui est relativement surprenant mais cela montre que là où on peut voyager à nouveau, il y a une dynamique qui s’installe. Le trafic entre la métropole et l’outremer est aux alentours de 69% en septembre, alors que à l’international, hors outremer, on reste aujourd’hui sous les 50%. Ces chiffres, bons en métropole et vers l’outremer, doivent être quand même pondérés par la situation du trafic depuis le début de l’année. En cumul, sur neuf mois, le transport aérien français n’est qu’à 35% de ce qu’il était en 2019 à la même période, avec 44,7 millions de passagers contre 138,5 en 2019. C’est stupéfiant. L’aérien, aujourd’hui, c’est une descente aux enfers », explique Alain Battisti, président de la FNAM. « En estimation, le chiffre d’affaires du transport aérien français est en retrait de 60% à ce jour par rapport à 2019. Nous attendons tous à présent l’allègement des mesures de restriction dans le monde. Nous avons applaudi à la réouverture des Etats-Unis qui était attendue le 4 juillet et qui va finalement être effective au 8 novembre. Mais nous restons dans une grande incertitude quand on voit ce qu’il se passe au Royaume-Uni, dans les Pays Baltes ou en Roumanie sur l’aggravation de la situation sanitaire. Le point positif reste le fret. Cela représenterait un tiers des recettes des compagnies aériennes pour le monde depuis le début de l’année. Alors que l’on était autour de 8 à 10% avant la crise ».