Nathalie Stubler : « Les objectifs de croissance de Transavia restent inchangés »
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Depuis quelques années, la low cost Transavia enchaîne les excellentes performances au sein du groupe Air France. Même avec la crise du Covid-19, Transavia, qui a tout de même été mise à l’arrêt pendant trois mois, a très vite repris un fort niveau d’activité. « Le transport aérien low cost en Europe est un secteur en forte croissance depuis de nombreuses années. Le low cost au départ de la France s’est développé de 10% par an en moyenne entre 2015 et 2019. En 2007, le groupe Air France s’est positionné sur ce marché en créant Transavia France. Depuis, la croissance de Transavia France a été constante. En 2022, nous serons la deuxième compagnie low cost en France et la première au départ de Paris grâce au développement de notre flotte. En 2019, nous exploitions 38 avions, au cours de l’été 2022 nous disposerons de 61 appareils. Cela représente une croissance de la flotte de 60% », explique Nathalie Stubler, PDG de Transavia France. « La crise a montré que le secteur du low cost était assez résilient. Dès que les contraintes sanitaires se lèvent, nous constatons que la demande revient rapidement. Cela s’explique par l’offre que nous proposons : des trajets à prix abordables sur des destinations où les voyages pour motifs familiaux (ce qu’on appelle les VFR (Visit Friends and Relatives) sont nombreux. Je pense par exemple au Portugal, avec qui nous entretenons des liens historiques. Les vols VFR est la première typologie de trafic qui est reparti lorsque les frontières Schengen se sont rouvertes en juin 2020. La demande touristique a ensuite été dynamique au cours de l’été 2020, tout comme durant l’été 2021 avec des destinations soleil plébiscitées (l’Espagne ou la Grèce notamment). C’était important de desservir ces pays pour qui le tourisme représente une part importante du PIB. Concernant les voyages professionnels, nous constatons une reprise sur certaines routes qui correspondent à ce type de clientèle avec environ 20% de passagers à motifs affaires », précise Nathalie Stubler.