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Tribune "Boire ou voyager : pourquoi il ne faut pas choisir"

Photo de Xavier Tytelman

Xavier Tytelman

Publié le 29 décembre 2021 à 10:30

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Alors que les cas du variant Omicron se multiplient amplement ces derniers jours, le premier ministre a annoncé une nouvelle série de  mesures destinées à endiguer sa propagation.  Parmi ces mesures figure « l'interdiction de boire ou de manger dans les transports longue distance ». Cela  concerne donc le train, le car et bien évidemment l'avion.

Alors que les cas du variant Omicron se multiplient amplement ces derniers jours, le premier ministre Jean Castex a annoncé une nouvelle série de  mesures destinées à endiguer sa propagation.  Parmi ces mesures figure « l'interdiction de boire ou de manger dans les transports longue distance ». Cela  concerne donc le train, le car et bien évidemment l'avion.

Le ministre des transports, Jean-Baptiste Ddjebbari a pour sa part jugé bon de préciser que les personnels de bord devraient faire preuve de discernement  quant à l'application de cette restriction dont la portée officielle est purement sanitaire. Il est d’ailleurs précisé que la mesure ne s’appliquera que pour les vols intérieurs. La nuance est bienvenue et pour cause! Boire lorsqu’on voyage ne relève pas seulement de l’agrément, c’est aussi une pratique fortement recommandée. Il ne s'agit pas bien sûr de boire n'importe quoi mais  de consommer des boissons qui permettent en premier lieu de bien s'hydrater.

 Le "syndrome de la classe économique" phénomène connu de l’aéro-médecine

Lors d’un long voyage, c'est à dire d’une durée supérieure à 4 heures, le manque de mouvement lié au maintien en position assise peut avoir des conséquences non négligeables sur notre santé,  notamment sur un plan cardio-pulmonaire. La phlébite ou thrombose veineuse dite « profonde » peut entrainer une embolie pulmonaire considérée comme une urgence absolue en raison des conséquences ou des séquelles qui en résultent.  Les passagers de vols long-courriers  sont bien sûr les plus exposés car on sait que  le risque augmente  avec le temps de vol. Ce risque  peut cependant être diminué efficacement, à la fois par la pratique de quelques exercices physiques adaptés combinée à la consommation régulière de liquides non alcoolisés  en quantité suffisante.

En avion, c'est déjà régime sec

Par ailleurs, le système de traitement de l'air à l'intérieur des avions, s'il permet comme on le sait désormais d'éliminer la quasi-totalité des virus grâce à des filtres, présente toutefois un petit inconvénient. Il est très sec.

Cela s'explique par le fait qu'à 10.000 mètres d'altitude, l'air est particulièrement froid (Aux alentours de -50°C). Plus l'air est froid,  moins il peut contenir d'humidité. Ainsi l'air prélevé à haute altitude pour être réinjecté en cabine possède un taux d’humidité proche de 0%.  De plus, l'air utilisé est prélevé au niveau des moteurs où il supporte une  température élevée (qui permet de le réchauffer) mais aussi une importante compression. Le degré d'hygrométrie est alors réajusté par injection d'une quantité d'eau qui s’avère cependant insuffisante pour récupérer un  taux  d'humidité comparable à celui de l’air que nous sommes habitué à respirer.  On est généralement en dessous de 10% en vol contre 45% à 70% au sol. Cette particularité participe à la déshydratation de notre organisme pendant les longs voyages.

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En conclusion: voyagez et buvez

Voilà pourquoi, la recommandation habituelle faite aux passagers et aux équipages suppose la consommation à minima d'un litre d'eau (ou de liquide non alcoolisé) par tranche de 6 heures de vol et d’une manière générale de bien s’hydrater pour arriver en pleine forme au terme du voyage.

Emmanuel Courtaud  pour le Collectif de Promotion de L’Aérien (CPA)

Xavier Tytelman

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