Contrôle aérien français : une réforme encore insuffisante
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

CRNA d'Athis-Mons
Vincent Colin/DSNA
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

CRNA d'Athis-Mons
Vincent Colin/DSNA
Il y a quelques jours de cela, la Fédération nationale de l’aviation et ses métiers (Fnam) s'attachait à décrypter les premières tendances estivales pour le transport aérien français. Comme souvent, la navigation aérienne et les retards qu'elle génère figuraient en bonne place dans la liste des préoccupations des compagnies aériennes. Malgré une amélioration sur les trois premiers mois de l'année 2026, la Fnam anticipe toujours un retard moyen de l’ordre de 2,14 minutes par vol pour cet été. C'est un niveau jugé préoccupant, en particulier dans les centres en route de navigation aérienne (CRNA*) de Marseille, Reims et Brest.
Cela tient, selon la Fnam, à des facteurs comme la forte saisonnalité du trafic aérien en France, mais aussi à des problèmes endogènes au contrôle aérien tels que les limites de capacité de certains secteurs ou à la mise en place du nouveau système de contrôle aérien, 4-Flight.
« Le système 4-Flight est en service depuis 2022 dans trois des cinq CRNA, les centres qui gèrent les vols à haute altitude. Les prochaines mises en service sont prévues fin 2027 à Brest (CRNA Ouest) et fin 2028 à Bordeaux (CRNA Sud-Ouest) », explique Frédéric Guignier, directeur des services de la navigation aérienne (DSNA*). Ce nouveau système de contrôle aérien doit remplacer notamment l’ancien système Cautra, devenu obsolète et de plus en plus difficile à maintenir. Il va permettre aux contrôleurs aériens de passer enfin dans un environnement pleinement numérique, conformément aux standards européens et aux exigences du Ciel unique européen (projet destiné à moderniser et coordonner le contrôle aérien au sein de l'Union européenne). Ce changement de génération doit aussi apporter de nouvelles fonctionnalités, de nature à améliorer la sécurité et la performance du contrôle aérien.