Le prix du réarmement européen
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11 pays alliés qui gèreront le successeur des E-3A Sentry de l'Otan.
NATO
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11 pays alliés qui gèreront le successeur des E-3A Sentry de l'Otan.
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« Nous avons conclu un sommet extrêmement réussi » a déclaré Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, le 8 juillet, lors de la clôture du sommet d’Ankara, en Turquie. Les exemples ne manquent pas : augmentation des capacités de l’Alliance, annonces d’acquisitions par les Etats membres, nouvelles initiatives.
Il marque, du moins en apparence, un réveil européen réclamé par les États-Unis depuis la présidence de Dwight Eisenhower. Déjà à l’époque, le locataire de la Maison-Blanche regrettait que l’Europe se reposait trop sur l’argent du contribuable américain pour assurer sa reconstruction et sa sécurité. Cette attente sécuritaire ne s’est pas limitée aux présidents républicains. « Je vais être honnête : parfois, l’Europe s’est montrée complaisante à l’égard de sa propre défense », déclarait ainsi Barack Obama lors d’un discours prononcé à Hanovre en 2016. Si cet appel semble aujourd’hui avoir été entendu, il pourrait toutefois avoir un coût stratégique à long terme pour l’Europe.
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« Donald Trump a obligé les Européens à prendre plus au sérieux leur propre défense », déclare Elizabeth Sheppard Sellam, maître de conférences à l’université de Tours dans les domaines de la sécurité et de la défense, à Air & Cosmos. Selon elle, « cet effet plutôt positif a un coût politique : la solidarité américaine dépend fortement du comportement politique ou commercial de chaque allié ». Le Groenland a largement alimenté les débats ces derniers mois, mais le président américain a également ciblé un autre partenaire en déclarant à Ankara : « Je n’ai pas parlé avec l’Espagne, l’Espagne est une cause perdue ». Reconnaissance de la Palestine, refus du gouvernement Sánchez de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB ou encore fermeture de l’espace aérien espagnol aux avions militaires américains prenant part aux opérations contre l’Iran expliquent en grande partie la dégradation de la position espagnole aux yeux de Donald Trump.