Transport aérien : le décrochage français menace de se prolonger
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Facade Aeroport Toulouse Blagnac leve de soleil avec vue sur les Pyrenees. Avion Air France decollage
ATB - Romane Peralta
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Facade Aeroport Toulouse Blagnac leve de soleil avec vue sur les Pyrenees. Avion Air France decollage
ATB - Romane Peralta
À la mi-mai, l’ambiance était à la circonspection, lorsque la Fédération nationale de l’aviation et ses métiers (Fnam) a organisé son traditionnel point presse pré-estival. Le début de l'année 2026 a permis d’observer une modeste croissance du trafic aérien français, de 1 % au premier trimestre par rapport à 2025 (37,3 millions de passagers transportés). Mais cela tient uniquement au trafic international, en hausse de 8 % par rapport à la période pré-crise sanitaire. Le domestique poursuit son érosion structurelle, avec un repli de 2 % sur un an et une chute de 23 %, par rapport à 2019. Sur les lignes intérieures, seules les routes ultramarines relèvent la tête avec un trafic en croissance de 3,4 % sur un an lors des premiers mois de l’année.
Même cette dynamique internationale est à relativiser, au vu de l'accélération des pays voisins : la croissance de l’offre estivale en sièges en France sera en retard de 1,5 point par rapport à la moyenne européenne. Avec un total de 58 millions de sièges, la France pointera seulement à la cinquième position des grands marchés européens, derrière l’Italie en quatrième position (67 millions de sièges, +9 %) et l’Espagne, en deuxième position (89 millions de sièges, +8 %). Les transporteurs français y voient la conséquence directe du poids de la fiscalité qui pèse sur eux.