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Iran : quelles conséquences pour la France ?

Photo de Léo Barnier

Léo Barnier

Publié le 02 mars 2026 à 15:16

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Porte-avions Charles de Gaulle devant un coucher de soleil.

Porte-avions Charles de Gaulle devant un coucher de soleil.

Marine nationale (Romuald Le Hénaff)

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N2973 ● 05 juin 2026

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Le 1er mars, le président de la République a décidé de réorienter la mission du groupe aéronaval de l'Europe du Nord vers la Méditerranée orientale. En fait, c'est tout le dispositif militaire français au Proche et Moyen-Orient (PMO) qui s'est mis en branle, avec priorité à la troisième dimension, la plus agile en pareil cas.

La France détient près d'un millier de militaires (et leurs familles) aux Emirats arabes unis (EAU), des milliers de ressortissants et touristes (bloqués sur place par la fermeture du trafic aérien) et des intérêts, géostratégiques et commerciaux. C’est notamment le cas dans la défense, où les EAU sont un des plus gros clients du Rafale, mais aussi l’aéronautique avec de nombreuses commandes d’Airbus.

De quoi être attentif quand ils sont tous menacés par les tirs des Iraniens : tous nos alliés arabes ont été touchés les 28 février et 1er mars. Dès le 1er mars, deuxième jour du conflit entre l'Iran, les Etats-Unis et Israël, l'Iran a tiré des drones d'attaque sur un hangar de la base navale français située à Abou Dhabi. La France n'y possède pas véritablement une base, puisqu'elle se résume à un simple quai partagé avec d'autres utilisateurs et au moins ce hangar. Mais le symbole est là, les images ont fait le tour du monde car la zone est visible de l'extérieur. D'autres attaques avaient déjà été manifestement menées sur d'autres sites dans la région, mais le 1er mars, l'état-major des armées se refusait à détailler le sujet, sans infirmer ni confirmer nos informations.

Léo Barnier

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