Le Rafale dégaine son canon face aux Shahed
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Arrivée des Rafale B (F4.1) sur la base aérienne de Šiauliai (Lituanie) en vue d'intégrer Baltic Air Policing (28 mars 2026).
AAE
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Arrivée des Rafale B (F4.1) sur la base aérienne de Šiauliai (Lituanie) en vue d'intégrer Baltic Air Policing (28 mars 2026).
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L'aéronef très particulier qu'est le Shahed, volant bas et lentement, ne faisait pas partie - jusqu'à présent - des cas référencés par la conduite de tir du Rafale, comme le rappelle le colonel Laurent Sajot, chef du bureau développement capacitaire de l'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace (EMAAE), et ancien pilote d'essais. Alors que « le canon était parfaitement adapté pour engager des cibles air-air ou air-sol classiques », pour lui la question était de savoir comment l'utiliser pour neutraliser les Shahed et économiser au maximum les armements les plus « haut du spectre » comme le Mica, dont les stocks sont comptés.
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Étant donné le profil de vol du drone iranien, « la passe tir n’est pas simple du tout. On est sur l'arrière du Shahed, à plusieurs centaines de mètres. Et il n’y pas beaucoup de marge pour faire un tir précis », explique le colonel Sajo. Il poursuit : « le canon actuel est extrêmement performant et précis, mais à cette distance, le parallaxe, le canon qui vise dans un axe, le pilote dans un autre, avec deux mètres de divergence, complique la visée. Il faut donc corriger cet écart d'environ deux mètres ». Et surtout, « il n'y a pas que l'aspect parallaxe qui joue, mais aussi la dispersion naturelle du canon : pour une cible de type chasseur, elle est bien plus importante que le parallaxe. Le facteur parallaxe est par contre prépondérant pour le Shahed. Nous avons donc réalisé quelques passes de tir sous vitesses, altitudes différentes, avec correction de parallaxe ».