Comsat NG : un contrat espéré en 2015
Rédaction Air & Cosmos
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"Afin de pouvoir assurer correctement la transition avec la capacité actuelle, il faudrait pouvoir notifier le lancement de Comsat NG en 2015", expliquait ce matin au salon Euroconsult le capitaine de vaisseau Alexis Latty, reponsable des programmes de commandement et maîtrise de l'information (CMI) à l'Etat-major des armées. L'officier s'exprimait dans le cadre d'une table ronde consacrée aux satellites de télécommunication militaires (Satcom).
Pour les armées, l'objectif est de remplacer la capacité que représentent aujourd'hui les deux satellites Syracuse 3 en orbite. Le projet de loi de programmation militaire confirme le lancement de l'opération Comsat NG sur la période 2014-2019, "éventuellement sous forme non patrimoniale".
Comme le rappelait se matin le CV Latty, plusieurs options sont en effet sur la table pour le remplacement de Syracuse 3. Celles-ci vont de l'acquisition purement patrimoniale des satellites et de leur charge utile, selon le modèle Syracuse, jusqu'à une externalisation totale du système au titre de laquelle le service est fourni au client militaire via un partenariat public-privé. C'est notamment le cas au Royaume-Uni, où Astrium Services est en charge du contrat Skynet.
Des solutions intermédiaires sont également à l'étude. Celles-ci pourraient prévoir un investissement conjoint de l'Etat et de l'industriel sur chacune des deux charges utiles (bande X et bande Ka) en fonction du taux d'utilisation prévisionnel de celles-ci.
L'officier a par ailleurs souligné que seuls 10% des besoins militaires français en matière de communications par satellite étaient aujourd'hui remplis par des opérateurs commerciaux. Aux Etats-Unis, le ratio atteint les 70% environ, selon un ancien officier de l'US Army passé chez Astrium Services. La "faute" aux drones, notamment, dont les liaisons Satcom fonctionnent aujourd'hui dans la bande commerciale Ku, et non en bande Ka. Ce sera également le cas pour les MQ-9 Reaper que vient de commander Paris afin d'équiper en urgence l'armée de l'Air. Et dans l'attente d'un système dual Ku/Ka embarqué qui permettrait de gagner en autonomie pour l'emploi de drones à travers le monde, la situation n'est pas près de changer.
Rédaction Air & Cosmos