Défense : quelles urgences industrielles pour quelles urgences opérationnelles ?
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Après Nexter et l’AIA de Bordeaux, la ministre des Armées, Florence Parly, est venue visiter le siège de MBDA le 6 mai. Les rares fuites sur cette visite de quelques heures évoquent surtout une attention sur la remontée en puissance de l’entreprise, qui travaille avec pas moins de 1 200 sociétés françaises. Comme tous les maîtres d’oeuvre aéronautiques et de défense, MBDA a donc un puissant effet d’entraînement de l’activité, si l’État décidait de lui injecter des ressources budgétaires supplémentaires. L’effet démultiplicateur serait immédiat. Les besoins des armées, eux, sont nombreux en matière de missiles. A commencer par les stocks, étrillés (comme certaines commandes nationales) par les coupes budgétaires des années 2009-2015. Pour faire la guerre, il faut savoir durer, et les stocks ne le permettent pas forcément. Particulièrement dans la guerre navale, où les stocks sont extrêmement bas.