Atlantique 2 : les secrets des missions aéroterrestres dévoilés
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La Marine dans la BSS
Sans sensationnalisme, l’auteur, le capitaine de frégate Jean-Marc Molina, éclaire les missions de la patmar, avec un volet sur l’ATL1 qui commence en Mauritanie, en 1977. L’ATL1 cherche alors des cibles, oriente les tirs canons des Jaguar, sert de relais radio…
L’ATL2, pourtant conçu comme un pur patmar sans vocation aéroterrestre a lui aussi donné, beaucoup donné même. La marine estimait alors que cet avion bien plus complexe n’aurait aucune chance de survie dans un univers sablonneux, chaud. Et pourtant, l’ATL2 a développé ses coopérations avec la DGSE, le commandement des opérations spéciales (COS) et des opérations de l'état-major des armées : Atalante (contre les pirates), Licorne (Côté d'Ivoire), Epervier (contre les rezzous), Harmattan (contre Kadhafi), etc.
La recherche des otages au Sahel et la lutte contre le terrorisme a intensifié ses interactions avec les unités particulières, comme lors de l’opération Sahel en 2009-2010, qui mobilisera quatre avions et jusqu’à six équipages basés à Niamey. L’un de ces avions permettra en janvier 2011 de relocaliser le convoi des ravisseurs de deux jeunes Français, enlevés la veille à Niamey, permettant de tenter une opération de libération hardie mais hélas sans succès. Jusqu’à six ATL2 seront mobilisés au début de Serval.
L'auteur estime que ce recours à l'ATL2 est la conséquence du retrait de l'armée de l'air de cette mission de reconnaissance tactique endurante et à basse vitesse.