Israël vise le stock des Su-25 géorgiens
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Juansher Burchuladze qui postule pour devenir le prochain ministre de la défense géorgien, a déclaré que l'usine aéronautique de Tbilissi (TAM) allait reprendre la production des Su-25 d'ici une quinzaine de jours. Un projet déjà évoqué en 2019 pour pourvoir aux besoins des forces géorgiennes mais aussi pour adresser les marchés à l'exportation. Utilisé par 22 pays, le Su-25 reste le sixième appareil le plus employé au monde alors qu'il ne reste plus que 487 exemplaires en activité. N'oublions pas que ce sont deux appareils de ce type qui ont bombardé le camp des militaires français à Bouaké en 2004, avec l'aide d'une société militaire privée par ailleurs très active lors du conflit géorgien. Le Su-25 est un bombardier de première ligne qui reste encore aujourd'hui un appareil extrêmement redoutable dans le contexte des conflits de contre-insurrection (Darfour, Ukraine, Syrie...), et qui pour les géorgiens pourrait à nouveau trouver preneur en Azerbaïdjan, en Libye, au Yémen, ou en Irak. TAM, qui a été le plus grand producteur de cet appareil après Sukhoi et a même exporté vers le Congo, chercherait en fait à capitaliser sur son stock de 50 appareils restés inachevés avec la fin de la période soviétique. En outre, TAM dispose encore d'un véritable savoir-faire pour maintenir et restaurer ces appareils. A l'issue, elle pourrait également chercher à réaliser le même type d'opération sur son stock d'hélicoptères "gunship" Mi-24.