Renseignement: Nouvelle mission pour le navire d'écoute français « Dupuy-de-Lôme »
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Chacun son tour
Infatigable après sa mission au large de la Syrie au printemps dernier, le navire d’interception français « Dupuy-de-Lôme » navigue actuellement dans les eaux de la Mer du Japon et dans le détroit de Tatarie- près des îles Sakhaline donc- depuis le 5 juillet. Après une première mission le long des côtes chinoises pour mettre à jour la base des menaces utilisée par les forces armées, et approfondir la première mission de reconnaissance menée par le SNA Emeraude dans la zone cet hiver, le bâtiment français effectue désormais une mission de collecte du renseignement au large des côtes orientales de la Russie.
Votre mission, si vous l’acceptez….
Les missions du navire sont bien entendu classifiées. Le chef d’Etat-Major de la Marine l’amiral Pierre Vandier avait indiqué en juin dernier que le Dupuy-de-Lôme évoluait dans la zone Indo-Pacifique, en conséquence du déploiement militaire chinois. Mais désormais, le navire est en mesure de surveiller l’exercice actuellement mené par les militaires russes de la région militaire est prés de la ville de Primorié. Selon le scénario de l'exercice, les forces spéciales adverses tenteraient d’attaquer les troupes russes chargées de déployer des systèmes de missiles balistiques Iskander-M. L’armée Russe est chargée de contrecarrer ces tentatives et de détruire l’adversaire. Un exercice similaire avait été mené fin juin sur les îles Kouriles. Mais surtout, les 60 opérateurs à bord de la DRM et de la DGSE ne vont pas seulement observer ce tir de missile ils vont également suivre l'exercice aérien planifié entre le 7 et le 9 juillet qui va impliquer une vingtaine d'appareils, dont des bombardiers nucléaires Tu-160, Tu-95MS qui seront ravitaillés par des Il-78. Ces appareils partiront des régions de Saratov, Amour, Irkoutsk et Ryazan. Ces manoeuvres si elles sont régulières font désormais l'objet d'une attention particulière depuis les patrouilles communes menées depuis l'été 2019 au dessus de la Mer du Japon par les bombardiers stratégiques Tu-95MS russes et H-6K chinois qui en profitent pour évaluer les systèmes anti-missiles sud-coréens (THAAD) ou japonais. Mais surtout qui démontrent leur convergence croissante en termes de projection, après leur rapprochement sur l'antibalistique. Depuis les spécialistes français guettent l'émergence d'une structure de commandement commune.