• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
Événements
Air & CosmosDéfense

Le contrat Rafale en Serbie au milieu de la guerre d'influence entre la Russie, l'Union européenne et la Chine

Photo de Gaétan Powis

Gaétan Powis

Publié le 15 avril 2022 à 08:15

Rafale duo

Rafale duo

Media DR

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 05:00
    Fiscalité aérienne : le gouvernement fait un geste timide sur la TSBA
  • 15:45
    SpaceX décroche un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs
  • 15:00
    Le trafic aéroportuaire européen (ACI Europe) en légère baisse en avril
  • 12:20
    La Belgique investit dans les missiles américains
  • 05:00
    Avions régionaux : ATR s’attaque au haut de gamme

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 6

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Le Président serbe a publiquement dévoilé la volonté de son pays d'acheter des avions de combat Rafale. Cette manœuvre est perçue comme une volonté pro-européenne et d'éloignement de la Russie. Toutefois, il ne faut pas oublier que la Chine augmente aussi son influence en Serbie, risquant de mettre à mal ce contrat.

Une annonce du Président serbe

Le 11 avril, Aleksandar Vučić, le Président serbe, a annoncé que des discussions étaient actuellement en cours pour l'achat d'avions de combats Rafale. Le nombre de 12 appareils a été évoqué. La Serbie discute aussi avec trois autres pays pour un second lot de 12 avions de combat "occidentaux" (pour reprendre le terme utilisé par le Président serbe). Ces 24 avions de combat devront remplacer les appareils actuellement en service au sein de l'Armée de l'air serbe :

  • 17 J-22 Orao datant de l'époque yougoslave.
  • 10 MiG-29A/S de combat dont 4 de seconde main (russes, livrés en 2017).
  • 3 MiG-29UB d'entrainement dont deux de seconde main (russes, livrés en 2017).

Un contexte géopolitique européen

La Serbie souhaiterait rentrer dans l'Union européenne mais il faut d'abord qu'elle coupe ses liens avec Moscou. Depuis son indépendance, la Serbie entretient des relations très fortes avec la Russie. Elle est dépendante des énergies provenant de Russie. Elle a également acheté de très nombreux matériels militaires d'origine ex-soviétiques/russes. Par exemple, en 2021, elle commandait encore 4 hélicoptères de combat Mi-35 et 3 Mi-17 russes.

Toutefois, les commandes commencent à se tourner vers des appareils d'origine européenne : 

  • 6 hélicoptères H145M (2 de transport et 4 de combat) commandés en 2016 (livrés entre 2018 et 2020)
  • 11 hélicoptères  H145M commandés en 2021
  • 2 avions de transport tactique C-295W commandés en février 2022

Ce à quoi il ajouter la volonté d'achats de 12 avions Rafale et 12 avions "occidentaux".

Réception du premier hélicoptère H145M par le Ministre de la défense serbe.
Réception du premier hélicoptère H145M par le Ministre de la défense serbe. (Crédits : Airbus)

Le problème de l'influence chinoise

Cependant, la Serbie se rapproche aussi de la Chine. Ainsi, depuis 2019, la Serbie a emprunté 8 milliards de dollars à la Chine pour la rénovation d'infrastructures. Ce prêt devra être remboursé dans les 25 à 30 prochaines années. Il faut également ajouter les nombreux investissements toutes directions des entreprises d'état chinoises. En conséquence de l'augmentation de cette influence, elle se rapproche aussi militairement de la Chine ; en 2019, des militaires chinois avaient été invités à s'entrainer auprès des militaires serbes et elle a également acheté des drones et des systèmes anti-aériens longue portée (plus d'informations dans cet article).

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Cette dernière commande de systèmes anti-aériens chinois pourrait devenir un frein au contrat des 12 Rafale : les utilisateurs et futurs utilisateurs asiatiques du Rafale verraient d'un très mauvais œil le binôme Rafale-matériels chinois. Par exemple, le Pakistan utilise de nombreux systèmes chinois que l'Inde a décidé de contrer avec des Rafale. Or, ce contrat avec la Serbie pourrait remettre en question l'avantage technologique du Rafale sur ces systèmes et de fait, remettre tout simplement en question les contrats concernant des Rafales en Asie. Pour rappel, en 2019, le contrat des F-35 turcs qui avait été rompu suite à l'achat de systèmes anti-aériens longue portée S-400 russes.

Ainsi, la Serbie cherche à se réorienter sur la scène internationale mais la course d'influence entre la Russie, l'Union européenne et la Chine pour cet État des Balkans ne fait que commencer.

Gaétan Powis

Sur le même sujet

  • 1

    Fiscalité aérienne : le gouvernement fait un geste timide sur la TSBA

  • 2

    SpaceX décroche un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs

  • 3

    Le trafic aéroportuaire européen (ACI Europe) en légère baisse en avril

  • 4

    La Belgique investit dans les missiles américains