Eurosatory 2022 : CS Group pilote la lutte anti-drones
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Parade
Ministère des Armées
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Pour la détection, CS intègrera deux radiogoniomètres de la suite Hydra de Cerbair. Capables de détecter un drone émettant dans la bande 2,4-5,8 GHz – comme les drones quadrirotor de DJI – jusqu’à 3 km, ils constitueront le premier niveau d’alerte. Le radar Iris de l’industriel néerlandais Robin Radar Systems (RRS) prendra ensuite le relais pour affiner la localisation et caractériser l’aéronef grâce à sa capacité de classification micro-Doppler. En effet, la précision du positionnement d’un drone par un goniomètre décroît fortement en fonction de sa précision angulaire – à 3 km, l’erreur est de plus ou moins 25 mètres pour une précision de 1°.
Finalement, la suite optronique d’Exavision – sûrement le Nemoswir-2K – piloté par un opérateur depuis l’unité de Command and Control (C2) développée par CS Group, confirmera ou non la menace avant de déclencher l’intervention du brouilleur RF fournit par le français MC2 Technologies. Ce produit, baptisé Boreades, se distingue par son caractère modulaire qui lui permet de coordonner différents systèmes de LAD – capteur et effecteurs et, théoriquement, de s’adapter à la pluralité de la menace drone. Il a déjà été déployé sous une configuration différente dans le cadre du marché MILAD
(moyens interarmées de lutte anti-drones, 2017), destiné à protéger les bases avancées de l’Armée Française (FOB). La livraison des dis-huit systèmes
commandés en 2017 a débuté en 2021.