Spatial et défense : enjeux, besoins et ambitions des forces armées françaises
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Animée par Michel Fiat (président du réseau d’expert du pôle de compétitivité Safe), la table ronde a rassemblé (dans l’ordre des interventions) Jean-Youri Marty (sous-directeur Défense et Sécurité au Cnes), Bertrand Denis (vice-président Observation & Science chez Thales Alenia Space), le général Jean-Daniel Testé (conseiller sur les formations spatiales à l’Ecole de l’air et de l’espace et président de la startup Aerospacelab SAS, filiale de la startup belge Aerospacelab), et Loïc Chanvillard (responsable du programme spatial au pole Safe / booster Space4Earth).
Les débats ont suivi une présentation du Commandement de l’espace (CDE) par son nouveau Commandant, le général Philippe Adam.
Le replay des débats est disponible sur https://youtu.be/l05j489OzX0
Interpelé par Michel Fiat sur le fait que « l’espace est désormais devenu un théâtre d’opération militaire comme les autres », Jean-Youri Marty a tout d’abord reconnu que nous vivons aujourd’hui, « aussi bien du côté civil que du côté militaire, dans quelque chose qui extrêmement dynamique, avec beaucoup de nouveautés ces dernières années, à la fois en matière d’acteurs et de services – pour les utilisateurs sur Terre mais aussi pour les utilisateurs en orbite.
Dans cette dynamique, s’inscrit – et c’est l’un des éléments fondateurs de la stratégie spatiale de défense [française] le fait que les capacités spatiales militaires sont un élément clé, un élément central du soutien aux opérations militaires, qu’elles soient sur terre, en mer ou dans les airs.
Donc la conclusion logique de cette valeur ajoutée des capacités spatiales pour les zones d’appui, c’est que ces capacités deviennent des cibles pour les adversaires et donc assez logiquement, il faut se doter de capacités pour les protéger.
Et c’est je crois une inflexion majeure que pose la stratégie spatiale de défense de 2019 : la nécessité de mettre en place des capacités nationales pour protéger, maîtriser l’espace face à cette nouvelle menace ».
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Et Jean-Youri Marty de considérer que le ministère des Armées a réagi relativement vite pour mettre en place le CDE, créer un programme d’armement dédié (Ares – Action et résilience spatiale), et injecter 700 M€ en plus de 3,6 Md€ prévus dans la Loi de programmation militaire 2019-2025.
Pour Jean-Youri Marty, le Cnes, « partenaire depuis toujours des Armées sur les capacités militaires » a pour sa part été amené à évoluer, en particulier sur les trois phases du cycle de vie d’une capacité (préparation, réalisation et utilisation).