Niger : un retrait des armées françaises préparé depuis des semaines
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Jean-Marc Tanguy
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Jean-Marc Tanguy
Et de trois. Le coup d’état militaire au Niger et l’impasse qu’il a créée dans les relations bilatérales oblige la France à quitter le pays, comme elle l’avait déjà fait au Mali puis au Burkina Faso. Le premier cas avait été le plus complexe : 2 500 soldats et leur équipement terrestre, qui avaient été évacués grâce à un effort des Atlas de la 61e escadre de transport d’Orléans, ainsi que par la voie routière, vers le… Niger où une partie des moyens étaient restés sur place, les uns pour les opérations (notamment les hélicoptères Tigre et Caïman), les autres pour un retour échelonné par tous les moyens possibles (aériens et terrestres, via le Burkina Faso).
Le départ du Bukina Faso avait été plus simple, les forces spéciales qui y avaient implanté leur base arrière en… 2010 ont par nature une empreinte plus légère que les forces conventionnelles. Le retrait du Niger se présente comme une opération logistique à mi-chemin entre ces deux précédents. L’état-major avait déjà rapatrié en août le poste d’Arlit, une quarantaine de militaires qui veillaient sur les ressortissants liés à l’activité d’extraction d’uranium. Ces derniers ayant fait partie des évacués par une opération dédiée menée par les Airbus (A330 et Phénix) de la 31e EARTS, la présence des soldats d’Arlit ne se justifiait plus : ils avaient pris le chemin de la France, via le Tchad.