Le Hamas a-t-il menti en accusant Israël du bombardement de l'hôpital al-Ahli à Gaza ?
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Photographie du parking de l'hôpital al-Ahli, au lendemain de l'explosion.
Media DR
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Photographie du parking de l'hôpital al-Ahli, au lendemain de l'explosion.
Media DR
Depuis douze jours, la fureur se déchaîne sur la bande de Gaza, après l’attaque terroriste du 7 octobre ayant coûté la vie à plus de 1 400 israéliens. La réplique ne s’est pas faite attendre. Quelques heures après le début de l’assaut, les missiles lancés par les forces armées d’Israël (Israel Defense Force, IDF) s’abattaient sur l’enclave palestinienne, visant les hauts-lieux du Hamas et réduisant à néant de nombreuses infrastructures. Tandis que la communauté internationale se déchire, certains gouvernement soutenant Israël tandis que d’autres dénoncent la « vengeance aveugle » de l’État hébraïque, un nouvel épisode dramatique vient jalonner cette confrontation destructrice.
Le 17 octobre, à 20h01 (heure française), le média Qatari Al Jazeera annonçait dans flash info que l’hôpital baptiste al-Ahli situé dans le centre de la ville de Gaza était presque entièrement détruit par une frappe aérienne. Rapidement, le Hamas reprenait l’information, déclarant qu'un tir de missile israélien avait anéanti l'hôpital accueillant des dizaines de citoyens dont des enfants. Plusieurs dizaines, et bientôt des centaines de morts sont annoncés : d’abord 200, ensuite 500 puis presque 800. À travers le monde, de nombreux médias, de Libération à Reuters, reprennent les déclarations en pointant le crime de guerre commis par Israël en détruisant un hôpital. Même la guerre à ses règles, établies notamment par la Convention de Genève et son article 19, assurant « l’immunité » des hôpitaux civils.
