AUKUS : sale temps pour les futurs sous-marins australiens ?
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Un sous-marin de classe Virginia, ici photographié en 2004 lors de son retour dans une installation de General Dynamics.
U.S. Navy
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Un sous-marin de classe Virginia, ici photographié en 2004 lors de son retour dans une installation de General Dynamics.
U.S. Navy
En 2021, l’annonce de l’alliance militaire et industrielle tripartite entre les États-Unis, l’Angleterre et l’Australie faisait l’effet d’une bombe. L’Australie, qui signait quelques années auparavant un contrat avec la France et Naval Group pour la construction de sous-marins, rejetait alors le deal pour finalement se procurer des appareils américains. Un véritable coup dans le dos pour le gouvernement français, qui avait alors rappelé ses ambassadeurs à Washington et Canberra, marquant l’ampleur de l’annonce. Deux ans plus tard, les détails de l’accord entre les États-Unis et l’Australie laissent les observateurs dans l’interrogation. La meilleure option était-elle vraiment américaine ?
Au début du mois de novembre 2023 se tenait le symposium de la Naval Submarine League à Arlington, aux États-Unis. Le capitaine Lincoln Reifsteck, de l’U.S. Navy, donnait alors trois créneaux pour la réception de trois sous-marins durant la décennie 2030. En 2032, l’Australie recevra son premier sous-marin de classe Virginia, suivi d’un nouvel exemplaire en 2035 puis d’un troisième à l’horizon 2038. Petite particularité de l’accord entre les États-Unis et l’Australie : ces derniers recevront des sous-maris ayant déjà été utilisés par la marine américaine.