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Akila : exercice de tir de deux missiles Aster depuis le porte-avions Charles de Gaulle et la frégate Chevalier Paul

Photo de Gaétan Powis

Gaétan Powis

Publié le 24 avril 2024 à 02:30

Tir d'un missile antiaérien moyenne portée Aster 15 depuis le porte-avions Charles de Gaulle (23 avril 2024).

Tir d'un missile antiaérien moyenne portée Aster 15 depuis le porte-avions Charles de Gaulle (23 avril 2024).

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En mer depuis moins de 24 heures et l’escadre du porte-avions Charles de Gaulle a déjà effectué des exercices à tirs réels. Au total, un missile Aster 15 a été tiré depuis le porte-avions et un missile Aster 30 depuis la frégate de défense antiaérienne Chevalier Paul. Ce déploiement, dénommé Akila, verra l’escadre déployée en mer Méditerranée durant environ six semaines.

Quelques heures après l'appareillage du groupe aéronaval centré autour du porte-avions Charles de Gaulle (R91, classe Charles de Gaulle), deux entrainements réels au tir de missiles antiaériens ont été effectués. Les deux navires concernés sont le porte-avions en lui-même et la frégate de défense aérienne Chevalier Paul (D621, classe Horizon), à quelques heures d'intervalle. Le porte-avions a détruit une cible aérienne à l'aide d'un missile antiaérien moyenne portée Aster 15. En ce qui concerne la frégate, cette dernière a tiré un missile antiaérien longue portée Aster 30 afin de détruire une autre menace aérienne mais plus éloignée que la cible du Charles de Gaulle et ce, dans un environnement non permissif.

Tir d'un missile antiaérien moyenne portée Aster depuis les cellules lance-missiles Sylver A-43 du porte-avions Charles de Gaulle (tribord avant)(23 avril 2024).
Tir d'un missile antiaérien moyenne portée Aster depuis les cellules lance-missiles Sylver A-43 du porte-avions Charles de Gaulle (tribord avant)(23 avril 2024). (Crédits : @MarineNationale)

Le site DGA Essais de missiles de l'île du Levant (Var, France) participait à ces deux tirs, notamment avec des cibles télé-pilotées mais dont le modèle exact n'a pas été communiqué par le ministère des Armées. En revanche, ces cibles ont simulé des drones de reconnaissances et des missiles antinavires. Cet entrainement, en plus d'entrainer les équipages, démontrent les capacités antiaériennes du groupe aéronaval. Le Chevalier Paul est d'ailleurs le pivot central de cette défense, avec près de 48 missiles Aster 15 et Aster 30, placés dans ses 48 cellules Sylver (6 Sylver A-50, soit 6x8 cellules). Le porte-avions en lui-même, comme démontré sur l'image, dispose également de 32 cellules lance-missiles verticales Sylver (4 Sylver A-43, soit 4x8 cellules).

À noter qu'afin de faire face aux autres types de menaces, l'escadre du porte-avions comprend également la frégate multi-missions Provence (D652, classe Aquitaine/FREMM ASM) ainsi qu'un sous-marin nucléaire d'attaque (plus que probablement de la classe Rubis). Cette escadre sera soutenue par le bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevalier (A725, classe Jacques Chevalier). D'ailleurs, ce nouveau navire de ravitaillement effectue tout son premier déploiement opérationnel au sein de l'escadre du Charles de Gaulle. Ce déploiement, d'environ six semaines et dénommé Akila, verra aussi l'ajout temporaire de navires appartenant à des marines alliées.

Appareillage du porte-avions Charles de Gaulle depuis Toulon pour la mission Akila (23 avril 2024). Des Rafale M et un E-2C Hawkeye sont visibles sur le pont d'envol.
Appareillage du porte-avions Charles de Gaulle depuis Toulon pour la mission Akila (23 avril 2024). Des Rafale M et un E-2C Hawkeye sont visibles sur le pont d'envol. (Crédits : @MarineNationale)

Gaétan Powis

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