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Les États-Unis aiguisent leur stratégie pour contrer la Russie et la Chine dans l’Arctique

Photo de Dorian de Schaepmeester

Dorian de Schaepmeester

Publié le 06 août 2024 à 12:00

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L’armée américaine et les forces canadiennes procèdent à une insertion tactique depuis un LC-130 Hercules à Nanavut, au Canada.

L’armée américaine et les forces canadiennes procèdent à une insertion tactique depuis un LC-130 Hercules à Nanavut, au Canada.

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Les ressources du cercle polaire arctique et ses voies maritimes font l’objet de convoitises dans l’hémisphère nord, dans un contexte de changements dûs au réchauffement climatique. Face aux dissensions diplomatiques entre l’Occident, la Russie et la Chine, les États-Unis peaufinent leur stratégie pour renforcer la présence militaire dans la région et assurer la sécurité des pays de l’OTAN.

Dans le cercle polaire Arctique, les États-Unis se préparent à faire parler la poudre. Le Département de la Défense (DoD, Department of Defense) s’affaire à établir plusieurs axes de stratégies à travers le monde, de l’Europe continentale à l’Indo-Pacifique en passant par les régions les plus septentrionales. Les observateurs prévoient effectivement une montée en puissance du processus de militarisation de l’Arctique, sous l’impulsion des États-Unis, mais aussi de la Russie et de la Chine. La région, riche en ressources énergétiques, est directement menacée par le dérèglement climatique, induisant une fonte des glaces, avec un accès facilité aux gisements fossiles mais aussi l’émergence de nouvelles voies de navigation. Des enjeux qui font de ce secteur immense, représentant 20 % de la masse terrestre, un potentiel théâtre de conflits au cours des prochaines décennies. 

Un secteur stratégique colossal 

En 2008, l’United States Geological Survey (USGS) publiait un rapport ciblant les principaux bassins géologiques dans le cercle Arctique. Le Pôle Nord regroupait alors 13 % de gisements pétroliers non-découverts et 30 % de gisements gaziers inexploités. En 2022, ce sont cinquante minéraux nécessaires à la manufacture de technologies destinées aux énergies renouvelables, à l’industrie de pointe ou au secteur de la Défense, que l’organisme recensait en masse en Arctique. L’USGS pointe notamment le lithium, le manganèse ou le tellure, utilisés dans la fabrication de batteries ou de panneaux solaires, dont la demande pourrait sextupler d’ici 2040.

Dorian de Schaepmeester

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