KNDS France : Bataille judiciaire ou échec stratégique ? Le dilemme face à l’armée brésilienne
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En mars dernier, l’armée brésilienne a fait le choix de l’obusier israélien ATMOS 2000 au détriment du CAESAr de KNDS France dans le cadre du programme VBCOAP (Viatura Blindada de Combate Obus Autopropulsada). Ce programme d’armement visait à fournir à l’armée brésilienne 36 obusiers automoteurs, dans un contrat évalué à 180 millions d’euros. KNDS France, estimant que la procédure d’appel d’offres était entachée d’irrégularités, a choisi de contester cette décision devant la Cour fédérale des comptes du Brésil. Mais dans un marché où la compétitivité et la diplomatie jouent des rôles déterminants, une telle démarche judiciaire est-elle vraiment la meilleure stratégie pour l’industriel français ?
La sélection de l’ATMOS 2000 par l’armée brésilienne a surpris de nombreux observateurs, KNDS France en tête. Le CAESAr, reconnu pour ses performances sur de nombreux théâtres d’opérations, avait été pressenti comme un candidat sérieux face aux autres concurrents : le Zuzana 2 slovaque, le SH15 chinois, et l’obusier israélien d’Elbit Systems. Cependant, c’est l’ATMOS 2000 qui a finalement remporté ce contrat crucial, malgré les tensions diplomatiques récentes entre le Brésil et Israël.
Ces tensions, provoquées par les déclarations du président Lula da Silva concernant les actions israéliennes à Gaza, ont semblé un temps compromettre la candidature d’Elbit Systems. Pourtant, le ministre brésilien de la Défense, José Múcio, a affirmé qu’aucune considération politique ne viendrait remettre en cause une décision fondée sur des critères purement techniques. En effet, l’ATMOS 2000 a été jugé plus en adéquation avec les besoins opérationnels de l’armée brésilienne, notamment en matière de performance et de coûts, ce qui a renforcé sa position face au CAESAr.